Ligue des femmes du Québec

Fondée en 1957

     
   

espace femmes

Point de vue

2012-2013

Lettre à Brice Lalonde (France) sur la démographie, intitulée : 20 ANS APRÈS (2013 10 18)  et réponse de Brice Lalonde (2013 11 13)

2013 : Échange avec Joel E. Cohen, Laboratory of Populations, Rockefeller University & Columbia University

Lettre à Sa Majesté Elizabeth 11 : Journée de la Terre (2013 04 22)  et réponse de  Buckingham Palace (2013 05 02)

Lettre à Elizabeth May, cheffe du Parti vert du Canada : Hydrocarbures et modèles à suivre (2013 05 01)

Lettre de protestation auprès de la Première ministre Pauline Marois sur la nomination de Pierre Karl Péladeau à la présidence du conseil d’administration d’Hydro-Québec ( 2013 04 22)

Avortements sexo-sélectifs: lettres au Premier ministre Stephen Harper, à Elizabeth May, cheffe du Parti vert, à Thomas Mulcair, chef de l'Opposition officielle, à Bob Ray, chef intérimaire, Parti libéral du Canada- 2012 10 

Justice pour les membres de Pussy Riots: lettre au ministre des Affaires étrangères, M. John Baird 2012 08 et réponse de son bureau 

Laicité: Lettre au maire de Saguenay, M . Jean Tremblay- 2012 08

Droit à l'avortement - motion M-312 sur statut juridique du foetus: Lettre au PM Stephen Harper et réponse de son bureau, 2012 06

Bulle immobilière: Ottawa doit agir! lettre à M. Thomas Mulcair, chef de l'Opposition officielle, 2012 04 18

2011

Poème: La mort atroce du  féroce général Ross, publié dans Le Devoir, 2011 12 21

Sécurité au Canada: Lettre à la sénatrice Nicole C. Eaton, 2011 12 06

Justice criminelle: Lettre au ministre de la Justice du Québec, M. Jean-Marc Fournier, 2011 11 23

Lettre au sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, 2011 11 24

Jour du Souvenir : MONTCALM,  LÉVIS ET  MURRAY   message publié à la Une du Devoir le 2011 11 11

Sécurité nucléaire: message publié à la Une du Devoir le 2011 11 22

Lettre à Madame Melinda F. Gates : Beyond VaccinatioN, 2011 08

Protection des droits des plus faibles: Lettre à la Juge en chef de la cour suprême du canada, beverly mcLaughlin 2011 04

Correspondance avec Madame Jackie Speier, membre du Congrès américain, 2011 03

Lettre à Madame Michaëlle Jean, envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti: Un moyen incontournable pour combattre le sort catastrophique d'Haïti, 2011 02

2010

Lettre au sénateur Jean Lapointe: Fabuler ou compter, 2010 10

Lettre au Premier ministre Stephen Harper: Conseil de sécurité de l'ONU, 2010 10

Lettre au député Maxime Bernier: Plaintes sur le recensement- apprendre à compter, 2010 08

Lettre à la ministre de la Coopération internationale, Beverly J.Oda: Santé et démographie, 2010 08

Lettre à la ministre de la Condition féminine, Rona Ambrose: Liberté de faire ses propres choix dans la vie, 2010 07

Lettre de la présidente de la Ligue publiée dans Le Soleil : Manque de jugement, 2010 06 19

Lettre au Premier Ministre Stephen Harper: Avortement payé par nos taxes  2010 06

Mémoire à la Commission des institutions de l'assemblée nationale du québec sur le projet de loi no.94, Loi établissant les balises encadrant les demandes d'accommodement dans l'Administration gouvernementale et dans certains établissements.  2010 05 

Lettre aux sénateurs Roméo Dallaire et Pamela Wallin: Le Canada doit retirer ses troupes de l'Afghanistan 2010 07

Lettre au Premier ministre Jean Charest: Fécondation in vitro: encadrer avant de payer  2010 01

Témoignage sur Laurette Chrétien-Sloan, présidente de la Ligue des femmes du Québec  de 1975 à1985  - 2010 01

2009

Lettre au président de la SAQ, M.Philippe Duval: Dépenses publicitaires: à la SAQ: rajustons le tir ! 09 07

Lettres à la Ministre de l'Éducation , Mme Michelle Courchesne:  Écoles illégales: mesures à prendre 09 04
                                                                                                                                      Écoles illégales: mesures à prendre- suite 09 05

Lettre au Premier ministre Jean Charest: Contre le port de signes religieux dans la fonction publique et para-publique  09 05

Lettre au ministre de la Santé, M. Yves Bolduc: Priorité aux services de base en santé 09 05

Lettre au sous-ministre de la Santé, M. Jacques Cotton: Port du casque dans le sport: une question de santé publique  09 03

Message  de remerciements de Mme Johanne Durocher, mère de Nathalie Morin 09 01

Lettre au ministre des Affaires étrangères du Canada, M. Laurence Cannon: RAPATRIEZ NATHALIE MORIN ET SES TROIS ENFANTS AU CANADA 09 01

2008

Lettre  au lieutenant-gouverneur, M. Pierre Duchesne,  à  propos des élections : Leçon pour le futur 08 11

Lettre au gouverneur de la Banque du Canada, M. Mark J. Carney: Secourez les caisses de retraite 08 11

Lettre à la  présidente du Conseil du Trésor, Mme Monique Jérôme-Forget : PPP et bien public 08 10

Lettre au Premier ministre du Canada, M. Stephen Harper : Le jeune Omar Khadr doit être rapatrié au Canada  08 10

Lettre au ministre de la santé, M. Yves Bolduc : Les CHUs de Montréal doivent être subventionnés proportionnellement aux résultats  08 07

Contre le projet de loi C-484 :

Lettre à la ministre de la condition féminine, Josée Verner 08 03

Lettre au Conseil de la magistrature du Canada 08 10

Lettre-type envoyée aux présidents des principales banques oeuvrant au Québec, à la présidente des Caisses populaires Desjardins et à Loto-Québec : Millions d’erreurs à corriger facilement et rapidement  08 04

2007

Mémoire soumis à la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles- 2007 10

Mémoire soumis au Groupe de Travail sur le financement du système de santé – 2007 09

Mémoire de la Ligue des femmes du Québec présenté au Comité consultatif sur l’intégration culturelle et les accommodements raisonnables en milieu scolaire - 2007 05

Lettre À M. David Levine - Médecine moderne vs sorcellerie et superstitions - 2007 02 

Lettre À Mme. Heather Munroe-Blum - McGill endosse-t-elle les superstitions ou les sciences et la médecine moderne? - 2007 02

Lettre de Louise Massicote - Cuisine cachère – Hôpital general juIF - 2007 03

Lettre À M. David Levine - Cuisine cachère- Hôpital général juif- Sir Mortimer B. DaviS - 2007 03

Lettre au Dr. Richard Dawkins - Will McGill give precedence to science over obsolete religious rites? - 2007 03

Lettre À M. David Levine - Modern medicine vs sorcery and superstitions - 2007 02

Lettre au Dr. Heather Munroe-Blum - Does McGill back superstition or science and modern medicine? - 2007 02

Lettre À M. Michel Després - NON AU SEXISME À LA SAAQ - 2007 02

2006

Lettre À M. Stephen Harper - Lutte au terrorisme: le Canada doit se démarquer des USA - 2006 09

Lettre À M. Stephen Harper - HUMANITÉ CONTRE BARBARIE - 2006 08

Lettre À Mme. Carole Théberge - NON AU FINANCEMENT DE GARDERIES CONFESSIONNELLES - 2006 06

Forum La Presse Lettre de Claudette Jobin - L'égalité des femmes va généralement à l'encontre des traditionS - 2006 05

Lettre À Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean - Un moyen incontournable pour combattre le sort catastrophique d’HaïtI - 2006 05

2005

LFQ prise de position de 1994, largement diffusée par la revue THE LANCET - 2005 07

Article paru dans LE DEVOIR le 23 juin 2005 - Non au financement public des écoles confessionnelleS - 2005 06

MÉMOIRE DE LA LIGUE  DES FEMMES DU QUÉBEC SUR LA PLACE DE LA RELIGION À L'ÉCOLE - 2005 05

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---------------------------------------------------- 2013 10 ----------------------------------------------------

Monsieur Brice Lalonde                                                              2013 10 18
aux bons soins de la
Mairie Saint-Briac sur Mer
18 rue de la Mairie
35800 France 

Objet : Vingt ans après 

Monsieur, 

Merci mille fois pour votre constant engagement pour la recherche de solutions aux problèmes planétaires. Déjà dans les années ‘70, François Bourlière s’inquiétait de l’explosion de la population humaine tandis que l’oeuvre d’Albert Jacquard a beaucoup fait pour vulgariser des notions de démographie qui nous concernent tous. 

En 1993, il s’est tenu à Montréal un Congrès de l’Union internationale pour l’étude scientifique de la population. À cette occasion, nous avons présenté à Dr. Nafis Sadik l’aînée de nos membres qui avait administré un hôpital puis enseigné à l’université jusqu’à l’âge de 71 ans tout en élevant ses 9 enfants, Adèle Labrèche Michaud. Également, nous lui avons présenté Dr. Irène Legault-Charbonneau qui exerçait toujours la médecine à 79 ans et qui avait eu 5 enfants et qui disait qu’elle en aurait eu 12 si elle avait écouté la doctrine catholique. Ceux qui croient que l’instruction des femmes va tout régler automatiquement oublient les pressions sociales et la réalité historique.  

Nous avions donc fait circuler une pétition « Pour des mesures fiscales favorisant une démographie soutenable ». La revue médicale britannique The Lancet en a fait mention dans sa rubrique Courrier (1993 11 06, vol.342) et Jacquard l’a signée. Cela précédait d’un an l’horreur du Rwanda où le génocide s’est produit là où le taux de natalité battait des records depuis des années.

Comme nous sommes un milliard et demi de plus qu’il y a 20 ans et que l’expansion de notre espèce continue de se faire sur le dos des autres formes de vie dont notre survie dépend, j’ai ressorti les arguments en faveur de faire couper les fonds et les déductions aux fins de l’impôt aux institutions ne reconnaissant pas explicitement aux femmes le plein contrôle de leur fertilité et l’accès aux moyens de le faire sans danger, y compris l’avortement. 

Vous trouverez copie en pièce jointe de l’argumentaire avec une photo prise lors de notre thé avec la  directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population, Dr. Sadik, dans l’espoir que quand l’occasion se présentera, cela puisse aider à faire comprendre aux dogmatiques et aux nuls en arithmétique l’urgence d’apprendre à compter sur une planète finie. 

Agréez mes salutations les meilleures.

La présidente,
Claudette Jobin

------------------------------------------

A l'attention de Mme Claudette Jobin 

Madame la présidente 

Je vous remercie de votre lettre qui m' a été transmise par la mairie de Saint-Briac. En effet la démographie est l'une des variables fondamentales de l'histoire humaine. Il semble que la plupart des peuples soient entrés dans ce qu'on appelle la transition démographique, qui voit un ralentissement des naissances. Et à coup sûr l'éducation des jeunes femmes est l'un des facteurs essentiels de cette transition.

Je vous félicite de votre action et de votre ténacité. 

Bien à vous 

Brice Lalonde
UN Global Compact

lalonde@un.org

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---------------------------------------------------- 2013 ----------------------------------------------------

Dear Joel,

On p.335 of Champion of Choice, we learn that the obstruction by the Holy See before the Cairo Conference subsided when they were reminded that 77% of Catholic Relief Services 290M$ budget came from US goverment agencies.
On p.449: G.W. Bush's very first act in office was to issue an executive order to reinstate the Global Gag Rule from the Reagan years.
Here is a testimonial from Montreal on reproductive rights on both sides of Canada-US border:
http://www.youtube.com/watch?v=7OV0AuOEzck

Yours, Claudette

----- Original Message -----

From: Joel E. Cohen
To: C.Jobin ; Joel E. Cohen
Sent:
Tuesday, December 03, 2013 8:47 PM
Subject:
Re: Dr Nafis Sadik Re: Thanks- your NYT reply 

Dear Claudette,
Thanks for the very nice picture. I have not read Dr. Sadik's biography. Glad to learn of it.
Yours, Joel

At 01:56 PM 12/2/2013 Monday, C.Jobin wrote:
 

Dear Joel

As you can see in this attachment, I work in a health clinic but I’m not a doctor.

On the other hand, Dr. Nafis Sadik is an obstetrician. She is also former Executive Director of the United Nations Population Fund (UNFPA).

Have you read Cathleen Miller’s biography of Dr. Sadik.: Champion of Choice ?

Yours, Claudette

----- Original Message -----
 

From: Joel E. Cohen

To: C.Jobin ; Joel.Cohen@mail.rockefeller.edu

Sent: Saturday, November 23, 2013 7:03 PM

Subject: Re: Thanks- your NYT reply

Thank you, dear Dr. Jobin, for your kind evaluation of our and interesting comments and link!

I hope you are well. Yours, Joel
 

At 02:07 PM 9/23/2013 Monday, C.Jobin wrote:

 

Joel E. Cohen
Laboratory of Populations
Rockefeller University & Columbia University
1230 York Avenue, Box 20
New York, NY 10065-6399 USA
Joel.Cohen@rockefeller.edu

Subject: Thanks - your NYT reply

Dear Dr. Cohen,

Thanks to you and your colleagues for your reply to Erle C. Ellis on population growth, published last Friday.

Do you think Ellis would dare apply his theory to Egypt, for instance?

In 1974, there were about as many Egyptians as there are Canadians today, or 33 millions.

Now, including the refugees, they are close to 85 millions and must be fed with imported wheat at inflated prices, just as their oil exporting revenues are drying out – what is consumed by a larger population cannot be exported!

If we look at Pennycuick’s Newton Rules Biology Table 7.1 p.100, it is shown that Egypt in the early 1980s had a human biomass density (hbd) of 2.3g/m2, compared to 12 in the United Kingdom, because the author does not factor in the inhabitable desert or 95% of the egyptian land. If we correct for this reality, the hbd circa 1980 was 46 g/m2 and exceed 100g/m2 now.

Let’s not forget that for centuries, UK steadily exported their population by colonizing vast continents sometimes cleaned of their populations by contagion, war, or both.

As for China, any person of my age raised as a Catholic can tell you that missionaries in the 1940’s were collecting moneys to support orphanages trying to raise some of the million baby girls left to die for want of food. Classical Greece and Rome did the same.

In case you have not seen it, Gates’ review of Smil’s book on the biosphere may be of assistance:

http://www.thegatesnotes.com/Books/Energy/Harvesting-The-Biosphere

Once again, many thanks for reminding NYT readers that natural constraints exist.

Claudette Jobin , President

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---------------------------------------------------- 2013 04 ----------------------------------------------------

Sa Majesté Elizabeth II                                                                       2013 04 22
Buckingham Palace
London SW 1A 1AA
United Kingdom 

Objet: Journée  de la Terre 

Votre Majesté, 

Votre présence aux obsèques de Margaret Thatcher nous prouve que vous la mettez dans la même classe que Churchill. Merci. 

Que ce soit par l’inventaire du Doomsday Book, la création de New Forest, l’accession des femmes au trône, le parrainage du prince Albert pour accélérer la modernisation des programmes universitaires, votre famille a maintes fois infléchi le cours de l’histoire de façon à inspirer ceux qui sentent le besoin de changement avant de discerner quelles sont les avenues qu’il conviendrait d’emprunter.  

Ainsi, le cas récent du mariage de votre petit-fils a enfin permis de passer outre à la tradition vétuste qui réclamait de la mère des futurs héritiers qu’elle soit – ou prétende être - vierge jusqu’à son mariage. On ne peut que se réjouir de vous avoir vue prêcher le pragmatisme par l’exemple, à cette occasion. 

Certains se souviennent de l’élégance mêlée d’esprit pratique dont vous avez fait preuve pendant la guerre, alors que vous consentiez à démontrer devant les caméras l’importance des changements d’huile pour les moteurs de jeeps.  

Aujourd’hui, nous sommes plusieurs à attendre avec impatience le moment où dans le style direct de no-nonsense chemist qui caractérisait la baronne Thatcher, vous expliquerez à tous ceux qui ne font pas l’effort de comprendre la réalité sous-jacente comment l’arrivée du pétrole et du gaz de la Mer du Nord a pesé lourd dans l’histoire contemporaine du Royaume-Uni.

 Après un démarrage assez modeste en 1975, le flux d’or noir de votre royaume a atteint un milliard de barils par année dans les années ’80, soit le quart de la production mondiale totale enregistrée en 1949 ou l’équivalent de l’objectif que l’Alberta voudrait atteindre en 2020 pour les sables bitumineux. Résultat : pendant les bonnes années, la balance des paiements de la Grande-Bretagne s’est améliorée de 100 millions de dollars par jour. 

Mais, vu la densité démographique chez vous, les politiciens ont eu le bon sens de taxer pour garder le prix de l’essence très élevé et n’ont pas cherché à multiplier sans limite grosses voitures et autoroutes. Et pourtant on s’aperçoit aujourd’hui que l’exploitation de la Mer du Nord aurait dû être planifiée pour durer plus longtemps en freinant les appétits voraces pour retarder l’épuisement des ressources. 

Margaret Thatcher a déjà dit publiquement que, comme grand-mère, elle était très concernée par l’environnement. Elle n’est plus là pour renchérir et faire changer d’avis ceux qui refusent d’être raisonnables, alors, permettez à la grand-mère que je suis de souhaiter à l’arrière-grand-mère que vous serez bientôt, de retrouver la ferveur de votre jeunesse pour prêcher par l’exemple le rationnement du droit de polluer sur une planète finie. 

Veuillez agréer, Votre Majesté, l’expression de mes sentiments les plus respectueux. 

La présidente,
Claudette Jobin
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---------------------------------------------------- 2013 05 ----------------------------------------------------

Madame Elizabeth May                                                                       2013 05 01
Chef du Parti vert du Canada
Députée de Saanich-Gulf Islands
Edifice de la Confédération, bureau 518
244 rue Wellington
Ottawa (Ont)  K1A 0A6
Elizabeth.May@parl.gc.ca 

Objet : Hydrocarbures et modèles à suivre 

Madame la députée et chef du Parti vert du Canada, 

Le décès de Margaret Thatcher a fait couler beaucoup d’encre chez les analystes politiques. Malheureusement, ils ont à peu près tous escamoté le rôle capital que le pétrole et le gaz de la Mer du Nord ont joué dans l’histoire contemporaine du Royaume-Uni, particulièrement sous Thatcher. 

Après un démarrage assez modeste en 1975, le flux d’or noir de la Grande-Bretagne a atteint un milliard de barils par année dans les années ’80, soit le quart de la production mondiale totale enregistrée en 1949 ou l’équivalent de  l’objectif que l’Alberta voudrait atteindre en 2020 pour les sables bitumineux. Résultat : pendant les bonnes années, la balance des paiements de la Grande-Bretagne s’est améliorée de 100 millions de dollars par jour.

Mais, vu la densité démographique, les politiciens ont eu le bon sens de taxer pour garder le prix de l’essence très élevé et n’ont pas cherché à multiplier sans limite grosses voitures et autoroutes. Et pourtant on s’aperçoit aujourd’hui que l’exploitation de la Mer du Nord aurait dû être planifiée pour durer plus longtemps en freinant davantage les appétits voraces pour retarder l’épuisement des ressources.

Margaret Thatcher a déjà dit publiquement que, comme grand-mère, elle était très concernée par l’environnement. Elle n’est plus là pour renchérir et faire changer d’avis ceux qui refusent d’être raisonnables. Pourtant, nous arrivons au point où il va falloir rationner équitablement le droit de polluer sur une planète finie.  

Sans réel effort pour contrer l’actuel gaspillage et l’explosion démographique, nous courons tous à la catastrophe.

La famille royale britannique a donné l’exemple de l’austérité durant la Deuxième Guerre mondiale sachant très bien  que l’exemple devait venir de haut. C’est ce qui explique qu’Élizabeth pouvait changer l’huile d’un moteur de jeep ou rouler en moto derrière Philip. Trois générations plus tard, peut-être est-elle mûre pour revenir à ses principes de jeunesse et démontrer à la face du monde que polluer, dépenser et gaspiller plus que son voisin n’est pas le but de l’existence. 

Qu’attendez-vous, Madame la députée et chef du Parti vert du Canada, pour le lui faire savoir? 

       La présidente,
        Claudette Jobin

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---------------------------------------------------- 2013 04 ----------------------------------------------------

Madame Pauline Marois                                                                     2013 04 22
Première ministre du Québec
Conseil exécutif

Édifice Honoré-Mercier
835, boul. René-Lévesque Est, 3e étage
Québec (Québec) G1A 1B4
Télécopieur : 418 646-1854
 

Objet : Nomination de Pierre Karl Péladeau

Madame la Première ministre du Québec, 

Le conflit d’intérêt saute aux yeux dans la nomination de M. Pierre Karl Péladeau à la tête du conseil d’administration d’Hydro-Québec.

C’est une erreur à effacer de toute urgence. 

Agréez, Madame la Première ministre, mes salutations distinguées. 

La présidente,
Claudette Jobin

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---------------------------------------------------- 2012 10 ----------------------------------------------------

Monsieur Stephen Harper
Premier ministre du Canada
Cabinet du Premier ministre
80 rue Wellington
Ottawa (On)  K1A 0A6 

Objet : Avortements sexo-sélectifs- motion M-408

 Monsieur le Premier ministre, 

Après la défaite de la motion M-312, un autre député de votre caucus, Mark Warawa, veut maintenant, avec la motion M-408, que « la Chambre condamne la discrimination exercée contre les femmes au moyen d’avortements sexo-sélectifs. »

Soyons réalistes : si la discrimination contre les embryons féminins cessait demain matin, cela ne ferait pas disparaître les parents dont les filles risquent d’être élevées comme des êtres de second ordre, souvent dans le mépris, voire la violence. Plusieurs d’entre elles risquent même d’être mariées précocement à un inconnu. Bref, ces gens ne méritent pas de filles et il convient de protéger celles qui sont déjà là avant de fournir à d’autres couples de nouvelles innocentes victimes.

Laissez-moi vous expliquer comment l’expérience canadienne fournit de terribles leçons de survie dans un environnement hostile : chez les Inuits, certains groupes avaient l’habitude de sacrifier à la naissance la moitié des bébés filles afin de maintenir le ratio chasseurs/bouches à nourrir compatible avec la survie (W.B. Kemp, Scientific American, September 1971). Grâce à l’énergie moderne et à la nourriture importée, cette pratique a cessé, mais nous n’avons pas le droit d’oublier que la survie dans des conditions extrêmes n’offre pas d’alternative facile. 

Des millions de filles à travers le monde subissent un sort peu enviable, comme l’a souligné l’ONU à l’occasion de la Journée internationale de la fille, le 11 octobre dernier,  et la crise économique qui s’amplifie ne fera qu’empirer les choses, fort probablement. La dernière chose dont a besoin notre planète surpeuplée, ce sont des enfants non-désirés! 

Nous comptons sur vous, Monsieur le Premier ministre, pour injecter une bonne dose de réalisme dans ce débat qui, sous couvert de bonnes intentions, ne doit surtout pas empirer le sort des filles et des femmes. De grâce, stoppez la motion M-408! 

           La présidente,
          Claudette Jobin

+++++++++++++++++++++

Madame Elizabeth May                                                                                            2012 10 25
Cheffe du Parti vert du Canada
Députée de Saanich-Gulf Islands
Edifice de la Confédération, bureau 518
244 rue Wellington
Ottawa (Ont)  K1A 0A6
Elizabeth.May@parl.gc.ca 

Objet : Avortements sexo-sélectifs. translation below 

Madame la députée et cheffe du Parti vert du Canada, 

Vous avez bien fait de voter contre la Motion-312 du député Stephen Woodworth et je vous en remercie. Au Canada, la décision de procéder à un avortement médical revient depuis 1988 à la femme et à son médecin et n’a rien d’un free-for-all puisqu’elle est encadrée par les ordres professionnels et les institutions.  

Le député Mark Warawa veut maintenant, avec la motion M-408, que « la Chambre condamne la discrimination exercée contre les femmes au moyen d’avortements sexo-sélectifs. » 

Soyons réalistes : si la discrimination contre les embryons féminins cessait demain matin, cela ne ferait pas disparaître les parents dont les filles risquent d’être élevées comme des êtres de second ordre, souvent dans le mépris, voire la violence. Plusieurs d’entre elles risquent même d’être mariées précocement à un inconnu. Bref, ces gens ne méritent pas de filles et il convient de protéger celles qui sont déjà là avant de fournir à d’autres couples de nouvelles innocentes victimes.  

Laissez-moi vous expliquer comment l’expérience canadienne fournit de terribles leçons de survie dans un environnement hostile : chez les Inuits, certains groupes avaient l’habitude de sacrifier à la naissance la moitié des bébés filles afin de maintenir le ratio chasseurs/bouches à nourrir compatible avec la survie (W.B. Kemp, Scientific American, September 1971). Grâce à l’énergie moderne et à la nourriture importée, cette pratique a cessé, mais nous n’avons pas le droit d’oublier que la survie dans des conditions extrêmes n’offre pas d’alternative facile. 

Des millions de filles à travers le monde subissent un sort peu enviable, comme l’a souligné l’ONU à l’occasion de la Journée internationale de la fille, le 11 octobre dernier, et la crise économique qui s’amplifie ne fera qu’empirer les choses, fort probablement. La dernière chose dont a besoin notre planète surpeuplée, ce sont des enfants non-désirés! 

Nous comptons sur vous, Madame la députée, pour injecter une bonne dose de réalisme dans ce débat qui, sous couvert de bonnes intentions, ne doit surtout pas empirer le sort des filles et des femmes. 

Agréez, Madame la députée et cheffe du Parti vert du Canada,  mes salutations distinguées. 

            La présidente,
           Claudette Jobin 

 

Translation

Mrs Elizabeth May                                                                                       2012 10 25
Green Party Leader
and Member of Parliament
Confederation Building, Room 518
244 Wellington Street
Ottawa (ON) K1A 0A6

Subject:  Sex-selective pregnancy termination

Dear Mrs May, 

I wish to commend you for your vote against M.P. Stephen Woodworth’s motion M-312. In Canada, since 1988, the decision to resort to an abortion is entrusted to a pregnant woman and her physician and has no resemblance to a  free-for-all as it is supervised by medical colleges and institutions.

Now, presenting motion M-408, M.P. Mark Warawa wants the House to “condemn discrimination against females occurring through sex-selective pregnancy termination.”

Let’s face it: should discrimination against female embryos cease tomorrow, it would not eradicate those parents whose “newly saved” daughters will run the risk of being raised as second class citizens, being treated with contempt, if not violence. Many such young women are already forced to enter marriage with an unknown man, prematurely. Thus, many parents are currently undeserving of having daughters and we must first put our minds to protecting those living under unacceptable conditions before looking to facilitate the bringing into this world of new innocent victims.

Should this seem politically incorrect, please consider how the following Canadian experiment in survival in very harsh conditions offers sobering thoughts:  certain Inuit bands resorted to sacrificing half the girls at birth in order to maintain a mouths-to-hunters ratio compatible with survival (W.B. Kemp, Scientific American, September 1971). With access to modern energy and the importation of food, the practice was stopped, but it is a serious reminder that, occasionally, no easy alternative can be found when living under “triage” conditions.

Worldwide, millions of girls are poorly, if not criminally treated on a daily basis, as the UN reminded us on Oct.11, 2012.  The worsening of the present economic crisis will probably just aggravate the situation. Indeed, the last thing our overpopulated Planet Earth needs is unwanted children!

We trust, dear Mrs. May, that you will influence this debate towards more realism as it should not, under the guise of good intentions, make the world a bad place to live for more women, young or not.

Kindest regards,

Claudette Jobin
President of the Ligue des femmes du Québec

+++++++++++++++++++++

Monsieur Thomas Mulcair
Chef de  l’Opposition officielle
Chef du Nouveau Parti démocratique
Chambre des Communes
Ottawa (Ont)  K1A 0A6
thomas.mulcair@parl.gc.ca 

Objet : Avortements sexo-sélectifs. 

Monsieur le chef de l’Opposition officielle,  

Vous avez bien fait de voter contre la Motion-312 du député Stephen Woodworth et je vous en remercie. Au Canada, la décision de procéder à un avortement médical revient depuis 1988 à la femme et à son médecin et n’a rien d’un free-for-all puisqu’elle est encadrée par les ordres professionnels et les institutions.  

Le député Mark Warawa veut maintenant, avec la motion M-408, que « la Chambre condamne la discrimination exercée contre les femmes au moyen d’avortements sexo-sélectifs. » 

Soyons réalistes : si la discrimination contre les embryons féminins cessait demain matin, cela ne ferait pas disparaître les parents dont les filles risquent d’être élevées comme des êtres de second ordre, souvent dans le mépris, voire la violence. Plusieurs d’entre elles risquent même d’être mariées précocement à un inconnu. Bref, ces gens ne méritent pas de filles et il convient de protéger celles qui sont déjà là avant de fournir à d’autres couples de nouvelles innocentes victimes.  

Laissez-moi vous expliquer comment l’expérience canadienne fournit de terribles leçons de survie dans un environnement hostile : chez les Inuits, certains groupes avaient l’habitude de sacrifier à la naissance la moitié des bébés filles afin de maintenir le ratio chasseurs/bouches à nourrir compatible avec la survie (W.B. Kemp, Scientific American, September 1971). Grâce à l’énergie moderne et à la nourriture importée, cette pratique a cessé, mais nous n’avons pas le droit d’oublier que la survie dans des conditions extrêmes n’offre pas d’alternative facile. 

Des millions de filles à travers le monde subissent un sort peu enviable, comme l’a souligné l’ONU à l’occasion de la Journée internationale de la fille, le 11 octobre dernier, et la crise économique qui s’amplifie ne fera qu’empirer les choses, fort probablement. La dernière chose dont a besoin notre planète surpeuplée, ce sont des enfants non-désirés! 

Nous comptons sur vous, Monsieur le chef de l’Opposition officielle, pour injecter une bonne dose de réalisme dans ce débat qui, sous couvert de bonnes intentions, ne doit surtout pas empirer le sort des filles et des femmes. 

Agréez, Monsieur le chef de l’Opposition officielle, mes salutations distinguées. 

           La présidente,
             
Claudette Jobin

+++++++++++++++++++++

Monsieur Bob Rae
Chef du Parti libéral du Canada
Député de Toronto-Centre
Édifice de la Confédération, suite 365
Ottawa (Ont)  K1A 0A6
raeb@parl.gc.ca 

Objet : Avortements sexo-sélectifs.

Monsieur le député et chef du Parti libéral du Canada, 

Vous avez bien fait de voter contre la Motion-312 du député Stephen Woodworth et je vous en remercie. Au Canada, la décision de procéder à un avortement médical revient depuis 1988 à la femme et à son médecin et n’a rien d’un free-for-all puisqu’elle est encadrée par les ordres professionnels et les institutions.  

Le député Mark Warawa veut maintenant, avec la motion M-408, que « la Chambre condamne la discrimination exercée contre les femmes au moyen d’avortements sexo-sélectifs. » 

Soyons réalistes : si la discrimination contre les embryons féminins cessait demain matin, cela ne ferait pas disparaître les parents dont les filles risquent d’être élevées comme des êtres de second ordre, souvent dans le mépris, voire la violence. Plusieurs d’entre elles risquent même d’être mariées précocement à un inconnu. Bref, ces gens ne méritent pas de filles et il convient de protéger celles qui sont déjà là avant de fournir à d’autres couples de nouvelles innocentes victimes.  

Laissez-moi vous expliquer comment l’expérience canadienne fournit de terribles leçons de survie dans un environnement hostile : chez les Inuits, certains groupes avaient l’habitude de sacrifier à la naissance la moitié des bébés filles afin de maintenir le ratio chasseurs/bouches à nourrir compatible avec la survie (W.B. Kemp, Scientific American, September 1971). Grâce à l’énergie moderne et à la nourriture importée, cette pratique a cessé, mais nous n’avons pas le droit d’oublier que la survie dans des conditions extrêmes n’offre pas d’alternative facile. 

Des millions de filles à travers le monde subissent un sort peu enviable, comme l’a souligné l’ONU à l’occasion de la Journée internationale de la fille, le 11 octobre dernier,  et la crise économique qui s’amplifie ne fera qu’empirer les choses, fort probablement. La dernière chose dont a besoin notre planète surpeuplée, ce sont des enfants non-désirés! 

Nous comptons sur vous, Monsieur le député et chef du Parti libéral du Canada,  pour injecter une bonne dose de réalisme dans ce débat qui, sous couvert de bonnes intentions, ne doit surtout pas empirer le sort des filles et des femmes. 

Agréez, Monsieur le député et chef du Parti libéral du Canada, mes salutations distinguées. 

          La présidente,
         Claudette Jobin

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---------------------------------------------------- 2012 08 ----------------------------------------------------

Monsieur John Baird                                                                                           2012 08 09
Ministre des Affaires étrangères du Canada
2249 Carling Ave bur.
Ottawa (Ont) K2B 7E9
bairdj@parl.gc.ca 

 Objet : Justice pour les membres de Pussy Riot

Monsieur le ministre,

J’aimerais attirer votre attention sur le cas des trois jeunes femmes du groupe Pussy Riot incarcérées depuis plus de 5 mois à Moscou.

Nadeja Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevich et Maria Alekhina sont en prison pour une incartade dans une cathédrale orthodoxe. Elles ont osé entonner une chanson punk anti-Poutine incluant des passages dénonçant le manque de neutralité de l’Église envers les politiques.

L’ampleur démesurée de la répression envers ces femmes est inacceptable!

Je compte, Monsieur le ministre, que vous ferez savoir à votre homologue de la Fédération de Russie qu’au 21e siècle, il ne faut pas tenter de ressusciter l’Inquisition.

Veuillez agréer, Monsieur le ministre, mes salutations distinguées.

           La présidente,
           Claudette Jobin

+++++++++++++++++++++

Réponse du bureau du ministre des Affaires étrangères, M. John Baird :

Madame Claudette Jobin
Présidente
Ligue des femmes du Québec
lfqc@bell.net 

Madame,  

Je vous remercie de votre correspondance du 9 août 2012 dans laquelle vous condamnez les accusations portées contre Mmes Maria Alyokhina, Ekaterina Samutsevich et Nadezhda Tolokonnikova. 

Le droit à la liberté d’opinion et d’expression demeure l’une des pierres angulaires de sociétés démocratiques et il est essentiel à la protection des droits de la personne et des libertés fondamentales. De même, le Canada croit qu’un pouvoir judiciaire juste et indépendant constitue un élément essentiel de la gouvernance démocratique. 

Le Canada a fait connaître ses préoccupations aux autorités russes et je peux vous assurer que les droits de la personne occupent une place prépondérante dans notre dialogue actuel avec la Russie. 

Je vous remercie d’avoir écrit et vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes sentiments les meilleurs. 

Le ministre des Affaires étrangères, 

John Baird, c.p., député

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---------------------------------------------------- 2012 08 ----------------------------------------------------

Monsieur Jean Tremblay                                                                                        2012 08 21
Maire de Saguenay
201 rue Racine est
Chicoutimi (Qué) G7H 5B8
maire@ville.saguenay.qc.ca

                                                                     Objet : Laïcité

Monsieur le maire, 

Vos récents commentaires à propos de la laïcité et de la candidate Djemila Benhabib m’incitent à vous écrire pour souligner l’intérêt qu’il y a à réexaminer certaines traditions.  

Les femmes n’ont pas oublié que c’est au nom des traditions que le droit de vote au Québec nous a été refusé plus longtemps que dans les autres provinces et qu’aux États-Unis. Nous avons dû aussi attendre les années 1960 pour une loi mettant fin à l’incapacité juridique des femmes mariées et les années 1970 pour être acceptées au sein d'un jury.  

Alors que le cardinal Villeneuve blâmait les femmes qui portaient le pantalon, le premier ministre Duplessis faisait installer en 1936 un crucifix à l’Assemblée nationale pour des raisons purement électoralistes. Il ne s’est pas gêné pour se vanter  par la suite que les évêques lui mangeaient dans la main! 

Permettez-moi, Monsieur le maire, de vous rappeler qu’ailleurs, le crucifix ne fait pas partie du décor d’un parlement. 

Si au moins le crucifix et les prières pouvaient nous sauver du mal de la corruption, peut-être cela vaudrait-il la peine de poursuivre l’expérience…  

Pour  régler nos problèmes de budgets, d’infrastructures, d’honnêteté et de transparence, il faut une bonne dose de réalisme. 

En tant qu’élu d’expérience d’une municipalité importante, vous serez plus utile en  apportant votre contribution à régler ces vrais problèmes. 

Agréez, Monsieur le maire, mes salutations distinguées. 

           La présidente,
          Claudette Jobin

 

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---------------------------------------------------- 2012 06 ----------------------------------------------------

http://www.ledevoir.com/politique/canada/351807/le-statut-juridique-du-foetus

LE DEVOIR- 2012 06 07
Lettre
Courrier des lecteurs

Le statut juridique du foetus

Claudette Jobin, Présidente de la Ligue des femmes du Québec

Monsieur Stephen Harper,

La décision de procéder à un avortement médical revient depuis 1988 à la femme et à son médecin et est encadrée par les ordres professionnels et les institutions.

Vouloir criminaliser cet acte médical sans prouver qu’il donne lieu à des aberrations graves et précises auxquelles des correctifs doivent sans faute être apportés semble un tour de passe-passe comme les aiment les manipulateurs qui préfèrent ne pas se mouiller sur les vrais problèmes, comme la gestion du nucléaire, l’honnêteté en affaires et en politique, etc.

Sur une planète surpeuplée, nous déplorons que les natalistes (souvent militaristes, bien sûr) tentent de culpabiliser les personnes qui disent qu’un enfant mérite d’être désiré et traité en récompense, non en châtiment.

De grâce, Monsieur le Premier ministre, stoppez la motion M-312.

Claudette Jobin, Présidente de la Ligue des femmes du Québec - Le 5 juin 2012

 

+++++++++++++++++++++

Réponse du bureau du Premier ministre Stephen Harper - courriel du 27 juin 2012 :


Au nom du Premier ministre, je vous remercie de votre récente lettre au sujet de l'avortement au Canada. Nous apprécions que vous nous fassiez parvenir vos commentaires et nous avons pris note de vos préoccupations.

Il s'agit d'une question qui soulève les passions d'un côté comme de l'autre. Toutefois, le Premier ministre a dit très clairement que notre gouvernement n'a aucune intention de rouvrir ce débat.

Encore une fois, je vous remercie de nous avoir écrit.

Sincères salutations,

Salpie Stepanian
Adjointe du Premier ministre

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---------------------------------------------------- 2012 04 ----------------------------------------------------

Monsieur Thomas Mulcair                                                                  2012 04 18
Chef de l’Opposition officielle
Chambre des Communes
Ottawa (Ont) K1A 0A6
thomas.mulcair@parl.gc.ca

                                                                 Objet : Bulle immobilière : Ottawa doit agir. 

Monsieur le Chef de l’Opposition officielle, 

L’afflux d’investisseurs étrangers entraîne la spéculation immobilière en cours à Toronto et à Vancouver et cela met en danger la protection que les Canadiens se sont donnée avec la Société canadienne d’hypothèques et de logement. 

Dans sa  chronique : Why our condo market overheated  (2012 04 14),  Mme  Diane Francis exhorte le gouvernement canadien à intervenir en interdisant la vente de résidences à des étrangers : 

http://www.financialpost.com/opinion/columnists/condo+market+overheated/6460489/story.html 

Le Québec n’est pas à l’abri de ce phénomène inquiétant.  À Montréal, il y a une augmentation du nombre de gens, dont des Européens, qui achètent pour spéculer sur les condos : 

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/347434/condominiums-de-location-acheter-pour-louer

Le gouvernement  conservateur ne semble pas comprendre la gravité de la situation, si bien que nous comptons sur vous, Monsieur le Chef de l’Opposition officielle, pour forcer le gouvernement à prendre ses responsabilités dans ce dossier qui concerne  des millions de familles au Canada. 

Cinq ans après l’explosion des bulles dans d’autres pays, répéter le même scénario serait vraiment trop absurde!!! 

Veuillez agréer mes salutations distinguées. 

La présidente,

Claudette Jobin

 c.c. Diane Francis, National Post
       François Desjardins- Isabelle Porter, Le Devoir

 

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--------------------------------------------------- 2011 12 ---------------------------------------------------

 

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---------------------------------------------------- 2011 12 ----------------------------------------------------

Madame Nicole C. Eaton                                                                               2011 12 06
Sénatrice
Sénat du Canada
Ottawa (Ont) K1A 0A4

Courrier recommandé

Objet : Sécurité au Canada

Madame la Sénatrice,

En ce 6 décembre, je m’adresse à vous pour que vous aidiez les preneurs de décisions à mieux définir la sécurité. Ce ne sont pas des prisons supplémentaires qu’il nous faut, ce sont des comportements responsables en matière de nucléaire.

La bannière reproduite ici a paru en première page du Devoir le 22 novembre dernier.

Lors de notre première intervention sur la sécurité nucléaire en 1994, à Gentilly, le professeur Rozon de Polytechnique a refusé d’admettre, 5 ans après le massacre dont c’est aujourd’hui l’anniversaire, que des activités terroristes pouvaient exister et qu’il fallait planifier pour s’en protéger.

Nous avons fait venir les normes de Washington, les avons transmises au président d’Hydro-Ontario et à celui d’Hydro-Québec, et avons alerté le spécialiste du New York Times.

Plus tard, en mars 1996,  nous avons dû intervenir à Pickering  parce que l’énormité des enjeux paralyse à peu près tout le monde. Après notre intervention, un sérieux examen de la sécurité  dans toutes ses dimensions a eu lieu si bien que deux plus tard, d’énormes changements ont été planifiés.

Depuis les  attaques contre le Pentagone et le World Trade Centre, nul ne devrait nier que la sécurité des  installations nucléaires pose pires problèmes que ce que les designers ont pu imaginer.

De plus, le tremblement de terre du 23 août dernier en Virginie et son effet sur la centrale de North Anna indique que nos planificateurs nucléaires comme nos planificateurs financiers sont coupés de la réalité et se gargarisent d’un optimisme de mauvais aloi.

Mme Angela Merkel a une formation scientifique qui lui fait comprendre plus vite que les autres et elle a perdu confiance depuis quelques mois.

Alors, tous  les Canadiens vous seraient immensément reconnaissants si vous preniez la peine de faire reconnaître par le gouvernement la vraie nature des problèmes de sécurité que nous devons de toute urgence commencer à évaluer et à solutionner.

Veuillez agréer, Madame la Sénatrice, mes salutations distinguées.

La présidente,

Claudette Jobin

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---------------------------------------------------- 2011 11 ----------------------------------------------------

Monsieur Jean-Marc Fournier                                                                             2011 11 23

Ministre de la Justice

Ministère de la Justice

Edifice Louis-Philippe-Pigeon

1200 Route de l’Eglise,9e étage

Québec (Qué) G1V 4M1

ministre@justice.gouv.qc.ca

 

Objet : Justice criminelle 

 

Monsieur le ministre de la Justice,

 

Vous avez raison de  critiquer l’approche de votre homologue fédéral : une législation faite à partir d’observations personnelles d’un ministre, sans tenir compte des statistiques et des études, c’est inacceptable.

 

On se souvient qu’en 2010, le ministre de la Sécurité publique du Canada, Victor Toews, accordait des millions de dollars pour construire des cellules sans fournir de preuve convaincante que c'était vraiment ce dont la société a besoin.

 

Stockwell Day, alors président du Conseil du trésor, se piquait de son côté d'envoyer plus de gens en prison, même si les crimes graves diminuent, ce qui nous a inspiré une chanson que nous vous invitons à écouter sur notre site internet à : www.lfqc.org

 

Veuillez agréer, Monsieur le ministre, mes salutations distinguées.

 

La présidente

 

Claudette Jobin

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---------------------------------------------------- 2011 11 ----------------------------------------------------

Monsieur Pierre-Hugues Boisvenu

Sénateur

Sénat du Canada

Édifice de l’Est bureau 306

Ottawa (Ont) K1A 0A4

boisvp@sen.parl.gc.ca

 

Objet : Justice criminelle

 

Monsieur le Sénateur,

 

La volonté que vous démontrez à servir le bien public vous honore. Je ne peux toutefois m’empêcher de vous faire remarquer, à propos du projet de loi C-10, qu’une approche qui ne tient pas compte des statistiques et des avis d’experts est loin d’être convaincante.

 

Stockwell Day, président du Conseil du Trésor en 2010, se piquait d’envoyer plus de gens en prison, même si les crimes graves diminuent!

 

Cela nous a inspiré une chanson que nous vous invitons à écouter sur notre site internet à : www.lfqc.org

 

Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, mes salutations distinguées.

 

La présidente,

 

Claudette Jobin

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---------------------------------------------------- 2011 11 ----------------------------------------------------

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---------------------------------------------------- 2011 11 ----------------------------------------------------

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---------------------------------------------------- 2011 08 ----------------------------------------------------

Mrs Melinda French Gates                                                                                2011 08 10
Co-Chair and Trustee
Bill &Melinda Gates Foundation
P.O. Box 23350, Seattle, WA, 98102 USA

Subject: Beyond vaccination

Dear Mrs Gates,

The quantitative success your Foundation has attained through vaccination is remarkable and we praise your sustained efforts to this day. However, their continuation and amplification with the commitment of an extra $10 billion over the next decade inspire some comments we wish to express here.

Back in November 1995, your husband was asking in his syndicated column : "Which is more important: the information highway or world population growth?" Bill Gates was just back from touring part of China on a bicycle and the world population was totalling 5.7 billion people. Since then, humankind has added the equivalent of one full China or 5.5 USA to its numbers.

As for our consumption, last December, NASA published a study about Net Primary Production (NPP) of vegetation: Satellite Supported estimates of Human Rate of NPP Carbon Use on Land: Challenges Ahead i[i] revealing that between 1995 and 2005, humankind has increased by 25% its consumption of primary plant production.

Yes, an increase of 25% in just ten years! Population trends coupled to growing expectations give projections where humans demand 55% of all plant material produced on Earth by 2050. This is of course a theoretical view that ecosystemic collapses might well postpone indefinitely.

This is not without precedents : before the dawn of civilization, humans had observed and understood that swarms of locusts destroy their habitat and then die-off.

However, we know that civilized humans are supposed to act more responsibly.

Even though there is no way we can pretend micro-manage 55% of the land vegetation, given our present ignorance about the identity and function of millions of species, and even though the UN Population Fund explicitly links population size with greenhouse-gas emissions, we seem to shy away from the reassessment of strategies.

Some optimists have pretended that if children ceased to die and if women got educated, stabilization of the world population would necessarily ensue. This is not what French Canada experienced!

As long as the Catholic religion was taken seriously here, university graduates giving birth to four or more children were not exceptional. The comparison between French-speaking Catholics and Anglo-Protestants living side by side shows what considerable difference in fertility social pressure can make for generations.

Taking into account that many traditions expect all women to reproduce which was never the case here, how can you make sure that your interventions do not exacerbate problems? What is worse? Dying at two from contagion, or at ten from battlefield wounds, or from complications after being gang raped?

If we sound not politically correct, please consider that the Canadian experience offers some terrible lessons on survival in very harsh context. Thus, some Inuits used to sacrifice at birth half the girls in order to keep the mouths/hunters ratio compatible with survival (W.B.Kemp Scientific American September 1971). With access to modern energy and imported food, the practice stopped, but it is a reminder that one can be left with no easy alternative when forced to live under "triage" conditions.

We trust that the Bill and Melinda Gates Foundation will favour lucidity and long term planning and responsibility over unfunded theories and taboos that increase the suffering of innocent victims.

Yours truly,

Claudette Jobin, President

i[i] http://www.nasa.gov/pdf/505659main_NPP_pressbriefing_slides_MLI.pdf 

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---------------------------------------------------- 2011 04 ----------------------------------------------------

Très honorable Beverly McLaughlin                                                                  2011 04 11
Juge en chef
Cour suprême du Canada

301 rue Wellington
Ottawa (Ont)  K1A 0J1

Objet : Protection cohérente des droits des plus faibles 

Très honorable juge en chef,

Vous avez récemment exprimé vos préoccupations à l’égard des ententes de commerce international et de leurs effets sur les femmes. Votre volonté de faire des liens entre les principes et les actions est louable et je vous en félicite.

Cela m’incite à vous faire parvenir copie de notre mémoire, présenté le 15 novembre 2010 à la Commission des Institutions de l’Assemblée nationale du Québec, portant sur le projet de loi no.94 :Loi établissant les balises encadrant les demandes d’accommodement dans l’Administration gouvernementale et dans certains établissements.

Nous y suggérons :

1- que les législateurs retardent l’âge de la circoncision pour laisser la décision de se soumettre ou non au rite au principal intéressé; cela s’applique tant au rite juif que musulman.

2- que conformément au principe de neutralité de l’État face aux religions et aux croyances, les représentantes et les représentants ou les fonctionnaires de l’État ne puissent arborer ni manifester des signes religieux ostentatoires dans le cadre de leur travail, tout comme  cela est prescrit pour les signes d’appartenance politique.

3- que les femmes portant niqab et burqa qui se présentent pour requérir des services de l’État doivent le faire à visière levée, pour des raisons de sécurité, de communication et d’identification.

Le Canada doit envoyer un message clair aux personnes qui désirent s’y établir : ici,  la protection des droits des plus faibles ne saurait être sacrifiée aux traditions.

 Veuillez agréer, Très honorable juge en chef, mes salutations distinguées.

La présidente

Claudette Jobin

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---------------------------------------------------- 2011 03 ----------------------------------------------------

 

Courriel envoyé le 4 mars 2011 

Representative Jackie Speier (CA-12)
Capitol Hill Office
211 Cannon House Office Building
Washington (DC) 20515 

Dear Jackie Speier, 

Thank you for having spoken out last February 17th and helping to prevent Chris Smith from scoring too many points in his utterly irresponsible crusade. 

Sincerely yours,

Claudette Jobin
President
Ligue des femmes du Québec (Quebec Women's League)

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---------------------------------------------------- 2011 02 ----------------------------------------------------

Madame Michaëlle Jean                                                                                  2011 02 15
Représentante spéciale de l’UNESCO pour Haïti
Université d’Ottawa
550 Cumberland, bureau 364
Ottawa (Ont)  K1N 6N5 

          Objet : Un moyen incontournable pour combattre le sort catastrophique d’Haïti 

Madame, 

À l'occasion d'une visite éclair en Haïti le mois dernier, vous avez déploré la lenteur et la désorganisation de  l’aide internationale à la reconstruction et dénoncé avec raison la situation inhumaine qui prévaut dans les villages de tentes à Port-au-Prince. 

Jusqu’à présent, ni les prières, ni les bonnes œuvres, ni l’aide internationale ne semblent pouvoir ralentir l'augmentation de la misère humaine et de la détérioration de l’environnement en Haïti.  

En tant que représentante spéciale de l’UNESCO, vous êtes bien placée pour rappeler que les bons résultats valent mieux que les bonnes intentions et exiger que l'on cesse d'occulter le lien entre l’environnement et les populations humaines. 

Comme le soulignait déjà dans les années '70 le regretté François Bourlière qui, entre 1971 et 1975, a présidé à l'UNESCO le programme l’Homme et la Biosphère, les problèmes de pollution d'air et d'eau, bien que très graves, restent secondaires par rapport au problème crucial de nourrir presque un quart de million de bouches de plus par jour, avec une surface cultivable de plus en plus restreinte. 

Pour certains,  reconstruire Haïti apparaît aussi irréalisable que de réparer un avion en plein vol. Pourtant, il reste une étroite marge de manœuvre qui justifie tous les efforts à venir, mais  à condition que l'on fournisse aux  Haïtiennes gratuitement et sans délai les moyens de contrôler leur fertilité.  

Dans un pays où l’accès aux  moyens modernes de contraception est  limité et où la pratique de l’avortement demeure un acte criminel, il n’est pas surprenant qu’il y ait un si grand  nombre d’enfants dans les orphelinats sans compter les quelque 250,000 enfants  travaillant comme domestiques. 

Cela n'est pas surprenant, mais cela n'est pas acceptable et vous devez le dire haut et fort! 

Surtout que les conditions de vie plus que précaires  ne font qu’empirer la situation pour les femmes. Selon le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), depuis le séisme, 12% des femmes vivant dans les camps sont devenues enceintes et les deux tiers de ces grossesses ne sont pas désirées. Face à cela, il y a urgence de faire preuve d'une solidarité responsable envers les femmes. Il convient davantage encore de refuser l'inertie face à l'absurdité de la souffrance à laquelle sont voués les pauvres innocents condamnés à naître dans d'aussi cruelles conditions. 

C'est le moment de citer en exemple l’expérience québécoise. En 1959, les Québécoises francophones détenaient le record de fertilité des pays industrialisés, avec une moyenne de 4,2 enfants par femme. Dans un temps record, leur taux de fertilité est passé à moins de 2 enfants par femme! 

Les femmes haïtiennes, dont le taux de fertilité actuel est semblable à celui des Québécoises francophones de 1959, sont capables de relever le même défi, à la condition, bien sûr, de leur fournir ce qui leur fait cruellement défaut : les moyens modernes de contrôle des naissances, y compris l’avortement.

À ceux qui s’y opposent, au nom des traditions ou de la culture,  vous pourrez leur rappeler la position courageuse de Shirley Chisholm, première femme de race *noire élue au Congrès américain. Elle a risqué sa carrière en devenant en 1969  la présidente d’honneur de la National Association for the Repeal of Abortion Laws. Madame Chisholm  a pourfendu ceux qui parmi les Noirs américains justifiaient  leur opposition à l’avortement et à la contraception en  invoquant  un complot du pouvoir blanc visant à restreindre leur pourcentage dans la population. Madame Chislom  a rappelé que 90% des avortements dit  thérapeutiques autorisés  à New York étaient pratiqués chez des femmes de race blanche et que, par ailleurs, l’avortement illégal causait deux fois plus de mortalité chez les Noires américaines et deux fois et demi plus chez les Portoricaines que chez les femmes de race blanche  (voir l’analyse de Linda Greenhouse parue sur le site du New York Times le 9 février 2011 reproduite ci-joint). 

Nous comptons sur vous, Madame,  pour promouvoir haut et fort l’équité envers les femmes haïtiennes et le besoin urgent qu’il y a de leur offrir les moyens d’exercer la maîtrise de leur fertilité.  

Agréez, Madame, mes salutations distinguées. 

Claudette Jobin
Présidente

 * le terme race utilisé dans le contexte des années ’70 est aujourd’hui discrédité; on parle aujourd’hui de femmes de peau noire ou d’origine africaine.

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---------------------------------------------------- 2010 10 ----------------------------------------------------

Intervention sur prisons  - Le dossier des prisons repose sur des fabulations et  ne tient pas compte des vraies priorités. En octobre 2010, nous avons écrit à Monsieur Jean Lapointe, alors sénateur, en espérant qu'il intervienne. Nous allons sous peu revenir à la charge.

Monsieur Jean Lapointe                    2010 10 18
Sénateur
Sénat du Canada
Ottawa(Ont)  K1A OA4 

Objet : Fabuler ou compter? 

Monsieur le Sénateur, 

Votre engagement communautaire me donne à penser qu'en matière de criminalité non-violente, vous préférez miser sur la prévention, l'éducation et surtout le discernement plutôt que de tenter d'imiter le modèle américain qui s'entête à envoyer trop de gens en prison trop longtemps, même si les résultats sont pires qu'ailleurs.   

Malheureusement, certains ministres et députés qui prennent les décisions ne semblent pas très doués pour la compassion, la logique et encore moins l'arithmétique. 

Victor Toews vient de trouver des millions pour construire des cellules sans fournir de preuve convaincante que c'était vraiment ce dont la société a besoin. Il faut dire que cet été, Stockwell Day se piquait d'envoyer plus de gens en prison, même si les crimes graves diminuent, ce qui a inspiré une chanson que vous pouvez entendre en ouvrant le fichier en pièce jointe: 

LIBERA ME!   - cliquez pour écouter

Stockwell Day l’a décrété, / Désormais les policiers / N’auront plus qu’à deviner / Ce que personne n’a décelé !

Les statistiques ont beau baisser / Stockwell Day est persuadé /Qu’au fond la vraie réalité / Rien ne sert de la mesurer ! 

Monsieur Day a décidé, / Pour les crimes non déclarés, / De faire bien vite enfermer / Les coupables qu’il va ima… - pardon - trouver. 

Monsieur Day a une bonne idée : / Il va humer de son grand nez / Le vent pour bien épingler / Les fauteurs de crimes non déclarés. 

Monsieur Day n’aime pas penser / Il préfère l’erre d’aller / Pour se contenter d’imiter / L’imbécile système des USA !  

Le ministre Stockwell Day / Se pique d’appréhender / Tout ce qu’il voit remuer / Devant ses deux yeux bandés. 

Cessez donc d’halluciner, / Monsieur Day, Monsieur Day, / Allez plutôt vous doucher! / Vous doucher à l’eau glacée ! 

Cessez donc d’halluciner, / Monsieur Day, Monsieur Day, / De tous vos daemons soyez libérés ! / N’en soyons plus prisonniers. 

De tous vos daemons , / Monsieur Day, Monsieur Day, / De grâce, de tous vos daemons , / Libera, libera me ! 

Mais, quand on voit la facilité avec laquelle Maxime Bernier confond mille courriels par jour avec deux ou trois douzaines par an, on peut rajouter: 

Maxime Bernier ne sait pas compter / Il préfère fabuler / C'est plus simple et moins risqué / De devoir larguer ses préjugés.
Il dit mille par jour pour signifier / Quelques douzaines par année / Avec ses nombres inventés / Maxime Bernier nous a bernés!

Si vous voulez leur chanter, pour les aider à comprendre ce qu'ils auraient dû apprendre dans leur tendre enfance, cher Sénateur Lapointe, cela ne pourra qu'être bénéfique aux principaux intéressés et, par ricochet, à tous les contribuables, même ceux dont la vision sociale est excessivement influencée par l'habitude qu'ils ont de trop regarder la TV made in USA.

Une version anglaise est en chantier et, si elle vous intéresse, nous vous l'offrirons également.

 Agréez mes meilleures salutations.

 La présidente,
 Claudette Jobin

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---------------------------------------------------- 2010 10 ----------------------------------------------------

Monsieur Stephen Harper                                                                         2010 10 03 
Premier Ministre du Canada
80 rue Wellington
Ottawa (Ont) K1A OA2
pm@pm.gc.ca

                                                    
Objet : Conseil de sécurité de l’ONU

Monsieur le Premier Ministre,

J’espère que vos efforts pour que le Canada obtienne un siège au Conseil de sécurité des Nations-Unies  seront couronnés de succès. Le mandat du Conseil, soit le maintien de la paix et de la sécurité internationale, mérite plus que jamais des efforts soutenus et efficaces. Vous avez eu bien raison d’indiquer dans votre discours du 23 septembre dernier à l’ONU l’intention du Canada de poursuivre des actions qui donnent des résultats concrets et qui aident les populations à se sortir de la pauvreté, de  l’oppression et des catastrophes.

Cependant, on ne peut pas perdre de vue que, depuis la création de l’ONU, la population mondiale a presque triplé, grâce principalement aux succès des techniques modernes d’hygiène et de la médecine. Ce sont les pays en développement qui sont les plus touchés par l’explosion démographique.  Des régions entières se détruisent sous leur poids démographique, avec pour conséquence les guerres  et les famines. Vous vous rappelez  le  génocide rwandais?  Il a eu lieu quand ce pays enregistrait un record du taux de fertilité.

Sur une planète finie,  le combat contre la maladie et la mort doit nécessairement s’accompagner d’efforts efficaces et soutenus pour réduire le nombre des naissances. À cette fin, la seule attitude valable, c’est de couper les fonds à ceux qui refusent d’apprendre  à compter.

En tant que pays riche et moderne, le Canada doit faire montre de leadership et de cohérence en n’accordant des déductions aux fins de l’impôt pour les dons destinées à des institutions ( religieuses, éducatives ou charitables) que si ces institutions reconnaissent explicitement aux femmes le plein contrôle de leur fertilité et l’accès aux moyens de le faire sans danger, y compris l’avortement. Cette suggestion de notre organisme a été diffusée sur la place publique et publiée en novembre 1993 dans la prestigieuse revue médicale The Lancet .

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, mes salutations distinguées.

La présidente,
Claudette Jobin

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---------------------------------------------------- 2010 08 ----------------------------------------------------

Monsieur Maxime Bernier                      2010 10 08
Député de Beauce
11535, 1ère Avenue, bur. 430
St-Georges (Qué) G5Y 7H5
BerniM@parl.qc.ca


                               Objet : Plaintes sur le recensement : apprendre à compter

Monsieur le député de Beauce,

Pour justifier la décision du gouvernement de rendre le recensement volontaire, vous avez soutenu recevoir 1000 plaintes par jour quand vous étiez ministre responsable du recensement en 2006.

On vient d’apprendre par le réseau CBC que c’était plutôt 30 par année.

Je suis scandalisée du peu de cas que vous faites de la réalité et de la vérité. Par respect pour les infirmières, les enseignantes, les caissières et autres contribuables, apprenez donc à compter, Monsieur le député.


Claudette Jobin
Présidente de la Ligue des femmes du Québec

c.c. Monsieur Stephen Harper, Premier Ministre du Canada,
CBC-Radio-Canada, Beauce Média, L'Éclaireur progrès

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---------------------------------------------------- 2010 08 ----------------------------------------------------

Madame Beverly J. Oda                                        2010 08 30
Ministre de la Coopération internationale
12 étage, 200 Promenade du Portage
Gatineau (Qc)  K1A 0G4

                                         Objet : Santé et démographie

Madame la ministre,

Vous entendez consacrer des fonds pour améliorer la santé maternelle et infantile au Mali et au Mozambique.  En tant que partenaire, le Canada doit s’assurer que des services de planification familiale et d’avortement y seront développés, sans quoi, on ne fera qu’empirer la situation démographique.

Grâce à la médecine moderne en effet, des progrès immenses ont été accomplis pour sauver des vies. Les  pays riches comme le Canada ne peuvent se contenter d’exporter vaccins,  médicaments et techniques  médicales  dans les pays en développement sans en prévoir les conséquences démographiques. Sans efforts efficaces et soutenus pour réduire le nombre des naissances, c’est la famine et la guerre qui attendent ces populations.

Souvenez-vous du  Rwanda : en 1994, ce pays détenait le record mondial du taux de fertilité. 

Je vous encourage, Madame la ministre, à faire preuve de cohérence.

En exigeant comme condition de l’aide canadienne à la santé maternelle et infantile la mise en place  des services efficaces de contraception moderne et d’avortement sécuritaire, le Canada se méritera le respect du monde moderne.

Veuillez agréer, Madame la ministre, mes salutations distinguées. 

Claudette Jobin
Présidente

c.c. Sénateur Roméo A. Dallaire, Sénat du Canada

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---------------------------------------------------- 2010 07 ----------------------------------------------------

Madame Rona Ambrose                                                                     2010 07 28
Ministre de la Condition féminine
123 rue Slater, 10e étage
Ottawa (Ont)  K1P lH9

        Objet : Liberté de faire ses propres choix dans la vie

Madame la ministre,

Lors de votre allocution du 12 juillet dernier, vous avez déclaré que « …la liberté de faire ses propres choix dans la vie est une des pierres angulaires de notre démocratie ». Comme j’en suis heureuse!

Je vous félicite de votre condamnation sans équivoque de toutes les formes de violence envers les femmes,  particulièrement les soi-disant crimes « d’honneur » commis ici même au Canada. Vous avez raison de blâmer les personnes qui approuvent ces actes ou les tolèrent et d’affirmer que ces actes ne peuvent être justifiés par des motifs culturels.

Puisque vous entendez combattre ces coutumes archaïques inacceptables, le moment n’est-il pas venu d’interdire la circoncision des enfants mâles pour des motifs religieux? Cette mutilation permanente devrait être réservée, à moins de raison médicale, uniquement à des adultes consentants.

Rien ne justifie, en 2010, le droit que s’arrogent les parents, au nom du ciel et des traditions, de faire mutiler et souffrir un enfant.

Au Canada, le respect de l’intégrité de la personne, garantie par la Charte canadienne des droits et libertés, exigerait que l’État assure la protection des enfants contre un tel abus de pouvoir parental.

Si les principaux intéressés continuent d'attribuer des vertus surnaturelles à ce genre de procédure, ils pourront, une fois atteinte la majorité, se faire circoncire.  Il ne s'agit pas d'interdire mais de laisser la décision à celui qui va vivre avec.

Il nous faudrait une législation en ce sens afin de protéger l’intégrité physique des enfants, conformément à l’esprit de la Charte canadienne des droits et libertés.

Nous comptons sur vous, Madame la ministre, pour aller de l’avant dans ce dossier, dans un esprit de cohérence et de modernité.

Veuillez agréer, Madame la ministre, mes salutations distinguées

Claudette Jobin
Présidente

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---------------------------------------------------- 2010 06 ----------------------------------------------------

LE SOLEIL   Publié le 19 juin 2010   Manque de jugement

Lettre à Monsieur Stephen Harper, premier ministre du Canada - Je suis persuadée que vous ne voulez pas passer à l'Histoire comme étant un premier ministre incohérent et hypocrite. Pourtant, cela risque fort d'arriver à cause de votre refus de financer les services d'avortement dans les pays en développement, alors qu'ici, les Canadiennes ont droit à ces services.

Vous feriez mieux d'écouter la secrétaire d'État, Madame Hillary Clinton, les experts de la prestigieuse revue médicale The Lancet et Jean-Pierre Olivier de Sardan, anthropologue spécialiste de l'Afrique. Celui-ci déclarait dans une entrevue à la radio de Radio-Canada le 4 juin dernier: «On est dans une situation qui est celle du 19e siècle en Europe. Il y a énormément d'avortements provoqués en Afrique et énormément de morts. L'avortement tue tous les jours parce que les avortements sont faits dans des conditions catastrophiques. C'est un vrai problème de santé publique; ce n'est pas un problème marginal. Pour beaucoup de femmes, l'avortement est un moyen contraceptif.»

Aider les femmes des pays en développement, c'est s'assurer qu'elles bénéficient des services de contraception et d'avortement comme on les connaît au Canada. J'ajoute que sur une planète surpeuplée, tarder à le faire sera bientôt reconnu par tous ceux qui savent compter comme un grave manque de jugement, voire une preuve de sadisme.

J'ose espérer, Monsieur le Premier ministre, que vous aurez le courage politique de corriger le tir à la prochaine réunion des pays du G8.

Claudette Jobin, présidente de la Ligue des femmes du Québec (fondée en 1957)

Soeur de 7 et mère de 1

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---------------------------------------------------- 2010 06 ----------------------------------------------------

Monsieur Stephen Harper                                                                      2010 06 08
Premier ministre du Canada

80 rue Wellington
Ottawa (Ont)  K1A OA2 

Objet : Avortement payé par nos taxes      

Monsieur le Premier ministre du Canada,

Je suis persuadée que vous ne voulez pas passer à l’Histoire comme étant un premier ministre incohérent et hypocrite. Pourtant, cela risque fort d’arriver à cause de votre refus de financer les services d’avortement dans les pays en développement, alors qu’ici, les Canadiennes ont droit à ces services.

Vous feriez mieux d’écouter la secrétaire d’Etat, Madame Hillary Clinton,  les experts de la prestigieuse revue médicale The Lancet  et Jean-Pierre Olivier de Sardan,  anthropologue spécialiste  de l’Afrique. Celui-ci  déclarait dans une entrevue à la radio de Radio-Canada, le 4 juin dernier : «  On est dans une situation qui est celle du 19e siècle en Europe. Il y a énormément d’avortements provoqués en Afrique et énormément de morts…. L’avortement tue tous les jours parce que les avortements sont faits dans des conditions catastrophiques… C’est un vrai problème de santé publique; ce n’est pas un problème marginal. Pour beaucoup de femmes, l’avortement est un moyen contraceptif. »

Aider les femmes des pays en développement, c’est s’assurer qu’elles bénéficient des services de contraception et d’avortement comme on les connaît au Canada. J’ajoute que sur une planète surpeuplée, tarder à le faire sera bientôt reconnu par tous ceux qui savent compter comme un grave manque de jugement, voire une preuve de sadisme.

J’ose espérer, Monsieur le Premier ministre, que vous aurez le  courage politique de corriger le tir à la prochaine réunion des pays du G8.

La présidente,
Claudette Jobin,  sœur de 7 et mère de 1

 c.c. Madame Hillary Clinton, secrétaire d’Etat 
        Monsieur Jean-Pierre Olivier de Sardan

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---------------------------------------------------- 2010 05 ----------------------------------------------------

 

Mémoire à la Commission des institutions de l'Assemblée nationale sur le projet de loi no.94, Loi établissant les balises encadrant les demandes d'accommodement dans l'Administration gouvernementale et dans certains établissements. 
6 mai 2010,
Amendé le 7 juillet 2010

 

La Ligue des femmes du Québec a été fondée en 1957 à une époque où les traditions et les coutumes pesaient de tout leur poids et constituaient un frein à l’émancipation des femmes qui durent attendre les années 1960 pour mettre fin à l’incapacité juridique des femmes mariées ou les années 1970 pour être acceptées au sein d'un jury. 

 Madame Claire Kirkland-Casgrain, première femme élue députée à l’Assemblée nationale sous la bannière libérale en 1961, a raconté à Radio-Canada que la grosse question qu'on se posait à son endroit après son élection était: "Occupera-t-elle son siège de députée avec ou sans chapeau?" Alors que les Québécoises ne pouvaient entrer nu-tête ni dans une église, ni dans une salle d'audience au palais de justice, ni dans la galerie des visiteurs à l'Assemblée nationale, elle a pris sur elle de faire fi de la coutume, basée sur les écrits de Saint-Paul.

 Eh oui, le texte sacré des Épîtres du Nouveau Testament a servi longtemps à faire vendre des chapeaux ou des mantilles et à nous compliquer l'existence inutilement, jusqu'au jour où une femme a décidé que ce que l'on nous avait dit que Saint-Paul avait dit n'allait pas lui servir de boussole.

 Les autres textes sacrés doivent-ils continuer d'être admissibles ou devrait-on leur réserver le traitement que Mme Kirkland-Casgrain a accordé aux Épîtres des Apôtres? 

 L'Ancien Testament justifie par la malédiction de Noé la réduction en esclavage des gens à la peau noire et c'est en invoquant ce texte sacré que la plus grosse des sectes protestantes américaine, la Southern Baptist Convention  a été créée en 1845 à Augusta. Depuis Lincoln, on ne peut plus invoquer l'Ancien Testament pour justifier l'esclavage chez nos voisins du Sud; mieux, depuis Johnson, on ne peut plus le faire pour exclure en se basant sur la couleur de la peau.

Raison et cohérence ou traditions religieuses contradictoires? -- Un choix qui s'impose 

En ne tenant compte que de ce qui précède, vous admettrez que ni le Nouveau, ni l'Ancien Testament ne peuvent servir de fondement à un raisonnement acceptable au 21e siècle!

Quant aux autres textes sacrés, leurs contradictions internes et la multiplicité des applications contradictoires qu'ils occasionnent les disqualifient également. Pour trancher, les législateurs et les administrateurs ne peuvent en aucun cas accepter l'affirmation gratuite: "Le Ciel fait dire que...".

Pour ceux qui auraient tendance à l'oublier, rappelons qu'au moins la moitié de la population mondiale rejette le monothéisme soit parce les gens vénèrent plusieurs dieux et déesses, soit parce qu'ils se contentent du culte des ancêtres ou d'une philosophie traditionnelle, soit qu'ils SE disent agnostiques ou athées.

 Le Québec qui s'est débarrassé de bien des coutumes poussiéreuses et dépourvues de justification au XXe siècle doit, au nom du bon sens, bloquer les tentatives de réclamer le respect envers des coutumes aussi discutables sinon pires À CAUSE DE tout le temps perdu que cela ne manquerait pas d'occasionner.

Toutefois, la priorité doit aller au respect des grands principes qui sous-tendent les chartes.

Respect de l’intégrité physique

Par exemple, le travail reste à faire dans le cas de la circoncision des mâles pour des motifs religieux. Cette mutilation permanente devrait être réservée, à moins de justification médicale, uniquement à des adultes consentants.

De nos jours, si ce geste d’ablation de tissus est pratiqué au nom de la religion sur des petits garçons à la demande des parents, cela devrait être carrément interdit car il s’agit d’un abus de pouvoir parental.

Rien ne justifie, en 2010, le droit que s’arrogent les parents, au nom du ciel et des traditions, de faire mutiler et souffrir un enfant.

Le respect de l’intégrité de la personne, garantie par les Chartes, exigerait que l’État assure la protection des enfants contre un tel abus de pouvoir parental.

Si les principaux intéressés continuent d'attribuer des vertus surnaturelles à ce genre de procédure, ils pourront, une fois atteinte la majorité, se faire circoncire.  Il ne s'agit pas d'interdire mais de laisser la décision à celui qui va vivre avec.

Neutralité de l’État face aux religions et aux croyances

La neutralité de l’État (article 4 du projet de loi)  implique que les représentantes et les représentants ou les fonctionnaires de l’État ne puissent arborer ni manifester des signes religieux ostentatoires dans le cadre de leur travail, tout comme  cela est appliquée pour les signes d’appartenance politique.

Mis à part ceux des Doukhobors qui manifestaient à poil et les Mennonites qui se comportent comme des figurants d'un musée des siècles passés, les signes distinctifs affichés par les laïcs chrétiens ont rarement été très voyants, ce qui a facilité la vie sociale. Maintenant que plusieurs communautés dont les affrontements religieux continuent de faire les manchettes sont de plus en plus présentes ici, que ce soit les chiites et les sunnites, les Arméniens et les Turcs, les sikhs, les hindous, les musulmans, les juifs etc., il convient de prôner la neutralité de l'apparence au travail dans la fonction publique et para-publique.

Au nom du respect du  principe de la neutralité de l’État,  les législateurs devront donner l’exemple en retirant le crucifix de l’Assemblée nationale, qui, rappelons-nous, ne faisait pas partie initialement du décor, jusqu’à ce que le Premier ministre Maurice Duplessis en décide autrement pour des fins électoralistes.

A visière levée

Une des règles de  vie  en société, pour des fins d’identification, de communication et de sécurité impose tout naturellement le visage découvert. Ainsi, s’il n’y a pas d’interdiction de porter une cagoule à l’extérieur pour se protéger du froid extrême l’hiver, le gros bon sens veut qu’on la retire une fois à l’intérieur des lieux publics pour ne pas attirer la suspicion.

Comme l’indique l’article 6 du projet de loi, les motifs liés à la sécurité, à la communication ou à l’identification justifient le refus d’un accommodement impliquant un aménagement à cette pratique.

Les femmes portant niqab et burqa qui se présentent pour requérir des services de l’État devront donc le faire à visière levée, ce qui aurait dû être exigé depuis le début de l’apparition de ces costumes dans le paysage québécois.

Conclusion

Comprenons qu'à chaque étape de la marche vers l'égalité des femmes - tout comme lorsqu'on a voulu abolir l'esclavage ou le travail des enfants - il a fallu combattre la tradition et s'inscrire en faux contre les règles de plusieurs religions.

Une société comme le Québec, qui prône l’égalité entre les hommes et les femmes, doit tenir la fonction publique et para-publique neutre et imperméable à la propagande religieuse.

Il est grand temps pour les législateurs d’agir.

Claudette Jobin
Présidente de la Ligue des femmes du Québec

Montréal, le 6 mai 2010

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---------------------------------------------------- 2010 07 ----------------------------------------------------

Madame Pamela Wallin, sénateure                                                                    2010 07 09
Monsieur Roméo Dallaire, sénateur
Sénat du Canada
Ottawa (Ont)  K1A 0A4

Objet : Le Canada doit retirer ses troupes de l’Afghanistan

Madame la Sénateure
Monsieur le Sénateur,

Les membres de notre exécutif s’inscrivent  en faux contre la poursuite des activités militaires et de sécurité  du Canada en Afghanistan, contrairement à votre point de vue exprimé en tant que vice-présidente et président  du Comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense dans les pages du Devoir du 28 juin dernier.

L’Afghanistan est un cul-de-sac dont il faut se sortir. Ce pays est aux prises avec des guerres tribales depuis des centaines de générations  et il est illusoire d’espérer que l’intervention militaire du Canada va changer quelque chose.

À ce propos, je vous suggère la lecture de l’article ci-joint intitulé : This is no NATO but Pakistan’s proxy war with its brother in the south ( guardian.co.uk  - 2010 07 01).

Je vous transmets également un extrait de The Nightmare Years, un livre de  William Shirer, journaliste au Chicago Tribune. Vous verrez que bien avant vos naissances, en  1930, les guerres tribales en Afghanistan ravageaient tout et que  les interventions étrangères n’ont fait qu’empirer la situation.

De grâce, n’entachez pas votre réputation en prenant des positions indéfendables.

Veuillez agréer, Madame la Sénateure, Monsieur le Sénateur, mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente

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---------------------------------------------------- 2010 01 ----------------------------------------------------

Monsieur Jean Charest                                                                                     2010 01 25
Premier ministre du Québec

                                                  Objet : Fécondation in vitro : encadrer avant de payer

 Monsieur le Premier ministre,

Québec offre actuellement  un crédit d’impôt de 50% des dépenses encourues pour des traitements de procréation assistée.

Aucun autre gouvernement en Amérique du Nord n'est aussi généreux que le Québec pour l’ensemble des traitements de procréation assistée, ce qui, à notre avis justifierait aisément de s'en tenir au statu quo en ce domaine tant que la preuve n'a pas été faite qu'aucune autre offre de service en matière de santé n'est plus prioritaire.

Pourtant, on nous annonce une décision d'aller plus loin en assurant  la gratuité des frais des trois premiers essais de traitements in vitro (FIV).

Vu le climat économique actuel, se pourrait-il que cette promesse d'augmentation de la gratuité soit le fruit, non d'une réflexion cohérente, mais d'interventions, certes bien intentionnées, quoique émotives et peu soucieuses de la vue d'ensemble, de célébrités comme Céline Dion ou Julie Snyder?

Si les commentaires sur la place publique  ont un poids considérable- et occasionnellement indu - dans la prise de décision de votre gouvernement, imaginez les réponses que vous pourriez être appelé à formuler pour faire taire l'indignation des commentateurs si un cas célèbre remontant à 1992 refaisait surface. Un cas que j'aimerais vous raconter...

Il s'agit de la naissance de quintuplés à l’Hôpital juif de Montréal en avril 1992.

La mère avait suivi un traitement de stimulation ovarienne. Les organismes communautaires et une paroisse libanaise s’étaient alors mobilisés  pour venir en aide au couple d’origine libanaise qui vivait alors de l’aide sociale à Dollard-des-Ormeaux. Vous pouvez imaginer les énormes frais publics encourus  pour le suivi de grossesse, l’accouchement et les soins médicaux  aux prématurés. 

Treize ans plus tard, La Presse titrait : Le père des quintuplés de Dollard-des-Ormeaux accusé d’avoir vendu des armes au Hezbollah (2005 08 11; Louise Leduc). Le père a  plaidé coupable devant un tribunal de l’Arkansas et purge actuellement sa peine aux Etats-Unis.

Depuis longtemps nous intervenons pour demander un encadrement qui n'est toujours pas en place. Le dossier ci-joint en fait foi.

Établir les priorités dans le financement des services de santé, cela n’est pas du ressort des vedettes de TVA ou de Las Vegas. De grâce, rajustez le tir.

 Veuillez agréer, Monsieur le Premier ministre, mes salutations distinguées.

 La présidente,
Claudette Jobin

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---------------------------------------------------- 2010 01 ----------------------------------------------------

Le mouvement féministe vient de perdre une pionnière, Laurette Chrétien-Sloan, décédée le 28 décembre 2009 à Montréal, à l’âge de 83 ans. 

Présidente de la Ligue des femmes du Québec de 1975 à 1985, Laurette Chrétien-Sloan fut une  militante de la première heure de la Ligue des femmes du Québec, fondée en 1957. 

Née dans l’Outaouais en 1926, quatrième d’une famille de 13 enfants, Laurette est embauchée à 16 ans dans une usine de munitions pendant la Deuxième Guerre mondiale. Elle épouse quelques années plus tard un jeune ingénieur, Edward Sloan, et élève cinq enfants, ce qui ne l’empêche toutefois pas de s’intéresser aux questions sociales.

 Comme elle le raconte dans une entrevue enregistrée en 2001, son premier 8 mars, fête internationale des femmes, remonte à 1963. Notre  présidente d’alors,  Mme Blanche Gélinas avait invité  à cette occasion Mme Simonne Monet-Chartrand comme conférencière. 

C’est en 1962 qu’une délégation de la Ligue se rend à Québec pour présenter un mémoire pour faire amender  le code civil, appuyant en cela l’initiative de  la première femme députée à Québec, Mme Claire Kirkland-Casgrain. Élue en 1961, Mme Claire Kirkland-Casgrain entendait améliorer le Code civil qui avait jusqu’alors consacré l’incapacité juridique des femmes mariées. Le projet de loi 16 est déposé sous son marrainage et voté en 1964. 

De plus en plus impliquée dans les activités de la Ligue, Laurette Chrétien-Sloan s’affiche également comme militante pacifiste,  à l’exemple de la Voix des femmes et spécialement de Mme Thérèse Casgrain.

 Succédant à Blanche Gélinas, Laurette Chrétien-Sloan, élue présidente  en 1975, apporte un nouveau souffle à la Ligue. Depuis la Révolution tranquille, la lutte pour l’égalité des femmes s’intensifie  au Québec et ailleurs. Les revendications de la Ligue portent alors principalement sur :  la mise sur pied par l’État d’un réseau universel de garderies financé par le gouvernement – la décriminalisation de l’avortement- la mise sur pied des centres de services sur la contraception et le planning familial ainsi que des cliniques pour l’avortement sur demande- des congés de maternité payés pour les travailleuses- des lois pour un salaire égal pour un travail d’égale valeur.

Laurette Chrétien-Sloan met aussi sur pied une équipe  pour réaliser une enquête sur les conditions de travail des ouvrières du  vêtement et de la chaussure à Montréal. Des  témoignages de travailleuses  feront l’objet d’un documentaire intitulé : De fil en aiguille et de reportages. Soucieuse de rapprochement entre immigrantes et Québécoises de souche, elle organise des rencontres avec des femmes des communautés grecque, italienne, haïtienne et portugaise. Elle développe également le volet solidarité internationale : Montréal est l’hôte en 1981 du Séminaire des Nations-Unies : La femme sous l’apartheid, grâce à la collaboration de la Ligue des femmes du Québec.

Après avoir milité toutes ces années, Laurette Chrétien-Sloan a pris une retraite progressive bien méritée. Pour tous ceux et celles qui ont connu cette militante qui a fait avancer la cause des femmes, elle laisse le souvenir d’une personne authentique et chaleureuse.

Claudette Jobin,
Présidente de la Ligue des femmes du Québec
Montréal, le 13 janvier 2010

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---------------------------------------------------- 2009 07 ----------------------------------------------------

Monsieur Philippe Duval                                                                 2009 07 24
Président et chef de la direction
Société des alcools du Québec
905 avenue De Lorimier
Montréal (Québec)  H2K 3V9 

                                        Objet : Dépenses publicitaires à la SAQ : rajustons le tir! 

Monsieur le président et chef de la direction, 

En 2004-2005, la SAQ consacrait un peu plus de 6,5 millions de dollars  en dépenses publicitaires. Depuis, la SAQ en a dépensé pour 30 millions de dollars par année en moyenne, ce qui démontre une perte de  maîtrise de vos budgets de promotion.  

Il est grand temps de mettre un frein à cette croissance scandaleuse de dépenses contre-productives, surtout en cette période de crise économique. 

Au lieu d’inciter les gens à consommer vos produits- ce qu’ils feront de toute façon puisque la SAQ en détient un quasi-monopole-  peut-on espérer que vous saurez faire montre d’une très grande modération en dépenses publicitaires? Le Québec a grandement besoin d’apprendre à mettre son argent à la bonne place, en particulier dans notre système de santé. 

Agréez, Monsieur le président et chef de la direction, mes salutations distinguées. 

Claudette Jobin
Présidente

 c.c. Monsieur Raymond Bachand, ministre des Finances du Québec
       Monsieur Yves Bolduc, ministre de la Santé  et des Services sociaux
       Médias

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---------------------------------------------------- 2009 04 ----------------------------------------------------

Madame Michelle Courchesne                                                                 2009 04 30
Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport
Edifice Marie-Guyart
1035 rue de la Chevrotière, 16e
Québec (Qué)  G1R 5A5

                                                                      Objet: Écoles illégales : mesures à prendre 

Madame la ministre, 

Les médias écrits et électroniques ont fait état la semaine dernière des procédures entreprises par vos fonctionnaires  dans le dossier des écoles juives illégales et certains éditorialistes ont souligné qu’on abuse de votre patience. 

Depuis trop longtemps en effet, ces écoles non conformes de même que celles des chrétiens fondamentalistes et de la Mission de l’Esprit-Saint ont misé sur l’enseignement religieux au détriment des programmes scolaires obligatoires. 

Parmi les mesures  susceptibles de convaincre les plus récalcitrants de ces établissements de se conformer à la loi,  je me permets de réitérer les mesures financières que je vous avais suggérées en mai 2007,  à savoir : 

      -         sans tarder, couper les subventions aux organismes qui hébergent des classes illicites ou leur facilitent la vie.
-         légiférer pour pouvoir :

            a)       couper les allocations (familiales et autres) aux parents qui soustraient leurs enfants à la loi.
            b)      couper les dégrèvements fiscaux aux communautés religieuses complices.

 Agréez, Madame la ministre, mes salutations distinguées.

 Claudette Jobin
Présidente

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---------------------------------------------------- 2009 05 ----------------------------------------------------

Madame Michelle Courchesne                                                                 2009 05 20
Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport
Edifice Marie-Guyart
1035 rue de la Chevrotière, 16e
Québec (Qué)  G1R 5A5

                                                          Objet : Écoles illégales : mesures à prendre (suite)

Madame la ministre,

Dans un jugement récent, le juge Julien Lanctôt de la Cour supérieure vient d’ordonner l’inscription dans une école publique d’un jeune garçon dont le père est membre de la Mission de l’Esprit-Saint. Ceci est relaté dans un article de la journaliste Marie Allard   (1)  et illustre l’urgence de régler ces situations qui privent des enfants du droit à l’instruction en conformité avec les programmes obligatoires.

Dans ce cas précis, la commission scolaire avoue son impuissance à encadrer la scolarisation à domicile de l’enfant faute de dispositions législatives à cet égard. L’avocate Louise Saint-Amour, qui a obtenu gain de cause pour sa cliente, la mère du garçon, m’a fait part d’une mesure législative qu’elle voudrait bien voir apparaître (2).

Outre les mesures proposées dans la lettre que je vous ai adressée récemment, (3) je vous prie de considérer également celle-ci :

 -donner aux commissions scolaires le pouvoir d’enquêter sur la formation qui est donnée à domicile à un enfant.

Agréez, madame la ministre, mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente

(1)    L’école publique pour un enfant de la Mission de l’Esprit-Saint, La Presse, 2009 05 13

(2)    Correspondance courriel Louise-St-Amour- Claudette Jobin, 2009 05 13

(3)    : Ecoles illégales : mesures à prendre, 2009 04 30

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---------------------------------------------------- 2009 05 ----------------------------------------------------

Monsieur Jean Charest                                                                          
Premier ministre du Québec
Télécopieur : (418) 643-3924
 

Objet : Fonction publique et para-publique : contre  le port de signes religieux

 Monsieur le Premier Ministre,

 Vos tergiversations concernant le port de signes religieux dans la fonction publique et para-publique me scandalisent.

 Je vous rappelle  la recommandation faite en  2007 par le Conseil du statut de la femme à l’effet «  que les représentantes et les représentants ou les fonctionnaires de l’État ne puissent arborer ni manifester des signes religieux ostentatoires dans le cadre de leur travail. », recommandation que nous avions appuyée dans notre Mémoire à la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles.

 Si vous y aviez donné suite, nous n’en serions pas là à nous déchirer sur la place publique.

 Monsieur le Premier ministre, délivrez-vous des atermoiements et des faux problèmes.

 Agréez mes salutations distinguées.

 Claudette Jobin
Présidente

c.c. Madame Pauline Marois, chef de l’Opposition officielle
      Madame Sylvie Roy, chef intérimaire de l’Action démocratique du Québec
      Madame Christiane Pelchat, présidente du Conseil du statut de la femme

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---------------------------------------------------- 2009 05 ----------------------------------------------------

Monsieur Yves Bolduc                                                                                    2009 05 29
Ministre de la Santé et des Services sociaux
Edifice Catherine-de-Longpré
1075 chemin Ste-Foy, 15e étage
Québec (Qué)  G1S 2M1

                                                                       Objet : Priorité aux services de base en santé

Monsieur le ministre,

Ce que l’on vient d’apprendre concernant les tests réalisés en laboratoires de pathologie pour des cas de cancer du sein fait ressortir une évidence : la priorité en santé doit être de faire fonctionner correctement ce qui est en place dans notre système.

Face aux revendications concernant l’accès gratuit à la fécondation in vitro, vous pourrez faire savoir à Madame Julie Synder que le Québec pourra se le permettre quand les services de base en santé seront à la hauteur.

À la Ligue des femmes du Québec, nous sommes d’ailleurs préoccupées des risques associés aux nouvelles technologies de reproduction et du manque flagrant de normes rationnelles. Nous en avons fait part en 2001 entre autres au président du  Collège des médecins dans une lettre intitulée : Pour que la médecine cesse de fabriquer des infirmes  (copie ci-jointe).

De grâce, Monsieur le ministre, maintenez le cap vers l’essentiel.

Agréez mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente

c.c. Madame Julie Synder
       Dr. Gaétan Barrette, président, Fédération des  médecins spécialistes du Québec

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---------------------------------------------------- 2009 03 ----------------------------------------------------

Monsieur Jacques Cotton                                                                                2009 03 25
Sous- ministre
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Edifice Catherine-de-Longpré
1075 chemin Sainte-Foy, 15e
Québec (Qué)  G1S 2M2

                        Objet : Port du casque dans le sport : une question de santé publique

Monsieur le sous-ministre de la Santé,

Les médias du monde entier ont largement relaté et commenté l’accident qui a causé le décès la semaine dernière de l’actrice de talent Natasha Richardson.

Le traumatisme crânien et l’hématome épidural consécutifs à sa chute sur une pente de ski des Laurentides auraient pu être évités, selon de nombreux experts, si Mme Richardson avait accepté de porter un casque.

Le port du casque dans la pratique des sports est une mesure de prévention et de protection bien ordinaire, à la portée de tous. C’est une mesure qui a fait ses preuves chez les joueurs de hockey, les cyclistes avertis tout comme chez les travailleurs de la construction.

Avant d’investir des millions de dollars pour des moyens exceptionnels comme des hélicoptères- ambulances, un investissement en santé publique  pour la promotion du port du casque dans les sports serait des plus propices et bénéfiques.

Agréez, Monsieur le sous-ministre de la Santé, mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente

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---------------------------------------------------- 2009 01 ----------------------------------------------------

Lettre de Johanne Durocher

Merci Mme Jobin pour votre aide.  Nous en avons grandement besoin.  Depuis maintenant 1 mois personne ne sait ou sont Nathalie et ses enfants.
 
Le gouvernement une fois de temps en temps pose un geste pour avoir l'air de faire quelque chose.  Pendant ce temps ma fille et ses enfants ne sont pas nourris convenablement, ma fille est battue n'a pas accès a rien.  Samir ne va plus a l'école.
 
Encore une fois merci
Johanne Durocher
la mère de Nathalie

Courriel daté 31 janvier 2009 09:26

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---------------------------------------------------- 2009 01 ----------------------------------------------------

Monsieur Lawrence Cannon                                                   2009 01 26
Ministre  des affaires étrangères du Canada
Cannon.L@parl.gc.ca

Objet : Rapatriez Madame Nathalie Morin et ses trois enfants au Canada 

Monsieur le ministre

La situation pénible qui retient madame Nathalie Morin et ses trois enfants en Arabie saoudite a assez duré. Cette citoyenne canadienne est séquestrée par son conjoint et veut absolument quitter l’Arabie saoudite.

Vous vous devez de déployer tous les moyens pour la secourir et la rapatrier le plus vite possible au Canada avec ses enfants, tel qu’elle le souhaite.

Nous comptons sur vous, Monsieur le ministre, pour faire pression sur les autorités saoudiennes  en ce sens.

Agréez, Monsieur le ministre, mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente de la Ligue des femmes du Québec

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---------------------------------------------------- 2008 11 ----------------------------------------------------

Honorable Pierre Duchesne                                                                             2008 11 11
Lieutenant-gouverneur du Québec
1050 rue des Parlementaires
Québec (Québec)  G1A 1A1 

Objet : Leçon pour le futur

Monsieur le lieutenant-gouverneur,

Je déplore le fait que vous n’ayiez pas employé tous les moyens à votre disposition pour nous épargner les quelque 80 millions $ que coûtera l’élection qui vient.

Quatre-vingts millions de dollars, cela représente la somme versée annuellement par dix mille infirmières d’expérience au ministère du Revenu du Québec.

Quand on y pense, la somme de 700,000. $  que certains veulent faire rembourser par la précédente lieutenant-gouverneure équivaut à moins de 1% du coût de cette élection injustifiée.

Si, comme cela vient d’arriver à Ottawa, la situation ne change pas tellement (gouvernement minoritaire), vous risquez de trouver encore un premier ministre qui voudra déclencher des élections précipitées.

Comme l’ont suggéré  les juristes André Joli-Cœur et André Binette dans l’article ci-joint (L’opposition aux commandes; Le Devoir, 2008 10 29), promettez-nous que vous allez donner l’occasion aux autres partis représentés à l’Assemblée nationale de se trouver des points communs pour gouverner en coalition plutôt que de dissiper leur énergie et notre argent.

Agréez, Monsieur le lieutenant-gouverneur, mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente

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---------------------------------------------------- 2008 11 ----------------------------------------------------

Monsieur Mark J.  Carney                                                              2008 11 05
Gouverneur
Banque du Canada
Fax : 613-782-7713 

Objet : PCAA : Secourez les caisses de retraite.

Monsieur le gouverneur,

La Banque du Canada n'a jamais empêché les banques canadiennes de vendre des papiers commerciaux adossés à des actifs aux caisses de retraite. Et pourtant, la Banque du Canada  est venue à la rescousse de ces banques face à la crise des PCAA. Pourquoi cette aide ne s'appliquerait-elle pas aussi aux caisses de retraite qui sont devenues victimes de ce papier?

Pensez à toutes ces  enseignantes, infirmières, caissières, secrétaires qui ont travaillé dur toute leur vie et faites en sorte d’assurer la protection de leur revenu de retraite.

La mesure, que nous appuyons, proposée par la Coalition pour la protection des investisseurs : La Banque du Canada devrait racheter les PCAA maintenant  (Le Devoir, 2008 11 01, copie ci-jointe) mérite toute votre attention.

Agréez, Monsieur le gouverneur, mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente

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---------------------------------------------------- 2008 10 ----------------------------------------------------

Madame Monique Jérôme-Forget                                                      2008 10 29
Présidente du Conseil du Trésor
Ministre des finances
ministre@finances.gouv.qc.ca 

Objet : PPP et bien public

Madame la présidente du Conseil du Trésor,

On vous a certainement signalé les propos de Monsieur Jacques Lamarre, pdg de SNC-Lavalin, qui exprime son plus grand scepticisme face aux partenariats public-privé (La société québécoise doit être réaliste, La Presse-Affaires, 2008 10 25) (1)

Un avant-goût amer de ce mode de gestion nous est fourni par le projet en PPP de la nouvelle salle de concert de l’Orchestre symphonique de Montréal dont le devis vient de grimper de 160% et qui risque, si vous donniez le feu vert, d’aller rejoindre les travaux du stade olympique au palmarès mondial des horreurs de gestion financière en construction.

Pour des projets en santé totalisant plus de 3,5 milliards $ (Sainte-Justine, Hôtel-Dieu de Québec, futurs centres hospitaliers universitaires à Montréal), le mode PPP est encore plus discutable et surtout plus risqué.

Vous ne pouvez ignorer, Madame, qu’au Royaume-Uni, pionnier des PPP, on a suspendu provisoirement la réalisation de plusieurs projets en 2006 à cause des coûts trop élevés reliés aux contrats à long terme (Un regard critique sur les PPP en santé, Le Devoir, 2008 10 07) (2)

Madame, l’adaptation aux nouvelles conditions s’impose. Même George W. Bush vient de comprendre que le marché n’est pas l’ange gardien que l’on croyait.

Faites-nous la preuve que l’erre d’aller est bel et bien révolu et évitez la tentation de précipiter le Québec dans des aventures qui terniront à jamais votre réputation de sage gestionnaire.

Agréez, Madame la présidente du Conseil du Trésor, mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente
Ligue des femmes du Québec

 (1)http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20081025/LAINFORMER/810251313/5891/LAINFORMER01

 (2) http://www.ledevoir.com/2008/10/07/209469.html

 c.c. Le Devoir, La Presse, Le Soleil

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---------------------------------------------------- 2008 10 ----------------------------------------------------

Monsieur Stephen Harper                                                                               2008 10 15
Premier ministre du Canada
Cabinet du Premier ministre
80 rue Wellington
Ottawa (Ont)  K1A 0 A2 

Objet : Le jeune Omar Khadr doit être rapatrié au Canada

Monsieur le Premier ministre,

Je joins ma voix à celle du sénateur Roméo A. Dallaire pour vous exhorter à rapatrier  l’ancien enfant soldat Omar Khadr, citoyen canadien détenu à Guantanamo Bay depuis 2002 alors qu’il n’avait que 15 ans.

Comme l’explique le sénateur dans sa lettre publiée hier dans Le Devoir (copie ci-jointe) ,  son procès qui doit commencer le 10 novembre prochain devant une commission militaire « viole les obligations auxquelles ont souscrit les États-Unis et le Canada en ratifiant le Protocole facultatif à la Convention internationale des droits de l'enfant, concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés. Le Protocole interdit le recrutement d'enfants par des groupes armés et prévoit leur réintégration et réhabilitation, et non leur poursuite en justice. »

Tant Barack Obama que John McCain se sont engagés à fermer le centre de détention de Guantanamo s’ils sont élus. Le moment est propice, avec votre réélection, de tourner la page sur cet épisode scandaleux

Agréez, Monsieur le Premier ministre, mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente

 c.c. Sénateur Roméo A. Dallaire

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---------------------------------------------------- 2008 07 ----------------------------------------------------

Monsieur Yves Bolduc                                                                         2008 07 21
Ministre de la Santé et des Services sociaux
Edifice Catherine-de-Longpré
1075 chemin Ste-Foy, 15e étage
Québec (Qué)  G1S 2M1 

Objet : Les CHUs de Montréal doivent être subventionnés proportionnellement aux résultats.

Monsieur le ministre,

Permettez-moi tout d’abord de vous transmettre mes félicitations pour votre nomination et mes meilleurs voeux de succès.

Je constate que les Centres hospitaliers universitaires de Montréal (CHUM et CUSM) font déjà partie de vos priorités. Tant mieux, car l’avenir de la médecine québécoise en dépend!

Vous a-t-on déjà dit que l'Université de Montréal forme quatre fois plus de professionnels de la santé oeuvrant au Québec que l’Université McGill? Mais oui : 

·        78% des membres du Collège des médecins formés à Montréal l’ont été à l’UdeM ;

·        81% des membres de l’Ordre des dentistes formés à Montréal l’ont été à l’ UdeM;

·        83% des infirmières bachelières de l’Ordre des infirmières formées à Montréal l’ont été à  l’Ude M;

·        100% des pharmaciens formés à Montréal l’ont été à l’UdeM.

Autrement dit, le CHUM forme actuellement trois fois et demie plus de médecins, quatre fois plus de dentistes et 5 fois plus d’infirmières bachelières exerçant leur profession au Québec que le CUSM. Quant aux pharmaciens, je vous rappelle que McGill n’a pas de faculté de pharmacie.

Pour la santé des Québécois, la comparaison du rendement des deux institutions montre bien que votre gouvernement n’a aucune justification pour miser sur l’erre d’aller et continuer à offrir la moitié des nouveaux lits et surtout la moitié des milliards de dollars budgétés à chacune, sans égard au bien public.

D’autant plus que l’Université McGill fournit plus de médecins aux É.-U. qu’au Québec : en 2006, 1777 diplômés de l’Université McGill étaient membres du Collège des médecins et vivaient ici, tandis que plus de 2000 diplômés de McGill  étaient établis aux É.-U.

En effet, les données d’une étude américaine analysant la migration des médecins formés au Canada vers les Etats-Unis révèlent qu’en 2006, sur les 8000 médecins formés dans les facultés de médecine du Canada oeuvrant au chevet des Américains, 25% provenaient de l’Université McGill (The Canadian Contribution to the US Physician Workforce- revue de l’Association médicale canadienne,  vol. 8, no.176, 10 avril 2007).

L'inéquité devient encore pire quand on prend en compte le fait historique que la clientèle beaucoup plus aisée du CHU de McGill paye plus de frais optionnels comme les chambres privées et qu'elle a depuis plus d'un siècle permis aux fondations de ses hôpitaux d'accumuler des biens considérables, ce qui n'est pas le cas du CHUM.

À preuve, selon les derniers rapports soumis à Revenu Canada (2007) qu'on peut consulter à http://www.cra-arc.gc.ca/tx/chrts/menu-fra.html, il appert que  les actifs nets des fondations de l’Hôpital Général de Montréal  et  celle de l’Hôpital Royal Victoria totalisent 196,6 millions $.  Par comparaison,  celles des hôpitaux St-Luc, Hôtel-Dieu et Notre-Dame, regroupées en 1997 dans la Fondation du CHUM, disposent de 26,2 millions$.

Pour ce qui est des hôpitaux pédiatriques, même avec le marrainage de Céline Dion, la fondation de l’Hôpital Sainte-Justine est moins riche que la fondation de l’Hôpital pour enfants de Montréal (47,4 millions$ d’actifs nets par comparaison à 60,3 millions $) bien que l’Hôpital Sainte-Justine soit trois fois plus gros.

A la lueur des faits qui précèdent, votre équipe doit de toute urgence recalculer le partage des fonds publics pour les CHUs de Montréal afin d’allouer les sommes disponibles au prorata des services rendus à la population.

Vos prédécesseurs, que ce soit les Lavoie-Roux, Rochon, Robillard, Legault, Marois ou Couillard –tous Montréalais d’origine ou d’adoption- n’ont pas eu le recul ou le courage voulu pour diagnostiquer l’aberrant déséquilibre montréalais et empêcher qu’il aille en s’amplifiant.

Un ministre venu d’Alma est probablement bien placé pour examiner les données et donner le sérieux coup de barre qui s’impose.

Nous comptons sur vous, Monsieur le ministre, pour démontrer à tous que vous savez compter et  subventionner proportionnellement aux résultats.

Claudette Jobin
Présidente

c.c.  Céline Dion

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---------------------------------------------------- 2008 03 ----------------------------------------------------

Madame Josée Verner                                                                                2008 03 11
Ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine
et des Langues officielles
Chambre des Communes
Ottawa ( Ont)  K1A 0A6 

                                                                                           Objet : Projet de loi C-484

Madame la ministre,

Félicitations pour votre courage et votre cohérence dans votre opposition au projet de loi C-484. Reconnaître le foetus comme une victime lorsqu’une femme enceinte est attaquée pave la voie aux supposés droits des foetus par rapport au droit des femmes à l’avortement.

Vos collègues suivent le vent qui souffle de Washington au lieu de faire preuve de bon sens dans ce dossier. Un enfant, ce doit être une récompense et non une punition , faut-il le redire, et la décision de poursuivre ou non une grossesse appartient à celle qui vit avec les conséquences de son choix.

Tous les démographes consciencieux s’entendent à dire que les pays qui ont réussi à limiter leur croissance démographique n’auraient pu y arriver sans pratique de l’avortement. Sans ces efforts pour réduire le nombre des naissances, les guerres de conquêtes et les famines sont garanties.

Gardons notre compassion pour les vrais problèmes et les vraies personnes, comme le disait Laurette Chrétien-Sloan, ex-présidente de la Ligue des femmes du Québec.

Il me fait plaisir de vous transmettre un texte inspiré de son témoignage : Plus Chrétien que le pape, la présidente Laurette et de vous réitérer mon appui. 

Agréez, Madame la ministre, mes salutations distinguées.

 Claudette Jobin
 Présidente

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---------------------------------------------------- 2008 10 ----------------------------------------------------

Conseil canadien de la magistrature                                                      2008 10 10
Juge en chef  Richard  J. Scott
Président du Comité sur la conduite des juges
Ottawa (Ont)   K1A OW8

                                                                                                OBJET : FÉLICITATIONS

Monsieur le juge en chef,

Je suis très heureuse de votre décision de rejeter les plaintes déposées contre la juge en chef du Canada, Madame Beverly McLachlin, par des individus opposés à l’avortement. 

Parce que la juge en chef présidait le Conseil consultatif qui a recommandé la nomination du Dr Henri Morgentaler à l’Ordre du Canada  et bien qu’elle se soit abstenue de voter à l’égard de la nomination en question, ces plaignants réclamaient rien de moins que la destitution du plus haut magistrat du pays!

Après de dures batailles pour le droit à l’avortement au Canada, nous comptons sur une magistrature éclairée pour refouler toutes les tentatives de ceux qui tardent à comprendre que tout enfant mérite d’être perçu par sa mère comme une récompense et non un châtiment. Vu l’état actuel de notre planète surpeuplée et surexploitée, cela est doublement nécessaire.

Agréez, Monsieur le juge en chef, mes salutations distinguées.

 Claudette Jobin
 Présidente

  c.c. Madame Beverly McLauglin, Juge en chef, Cour suprême du Canada.
       Madame Michaëlle Jean, Gouverneure générale du Canada.

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---------------------------------------------------- 2008 04 ----------------------------------------------------

Lettre -type envoyée aux présidents des principales banques oeuvrant au Québec et  à la présidente des Caisses populaires Desjardins

 Objet : Millions d’erreurs à corriger facilement et rapidement

Permettez-moi d’attirer votre attention sur une grossière erreur terminologique que les chèques distribués par les succursales de votre banque/ caisse répètent des millions de fois par semaine. 

Vous remarquerez au verso de ceux-ci le mot étampe au lieu du mot timbre qui est le terme exact «  pour désigner la marque qu’une administration, un établissement public, une entreprise privée appose sur une document ou un objet pour en garantir l’origine » comme le précise Le grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française sur son site internet ( copie ci-jointe). 

Pour souligner la 3e Journée québécoise des dictionnaires qui s’est tenue récemment, à la Ligue des femmes du Québec, nous avons décidé de monter au créneau pour faire disparaître cette erreur que les gens qui sont payés pour soigner l’image de votre banque / caisse ou veiller au respect de la langue française ont trop longtemps tolérée.

Nous comptons sur vous  pour faire corriger cette faute le plus rapidement possible. En terminologie comme en finances,  la rigueur n’a pas son pareil.

Agréez mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente

 c.c. Mme Andrée Boucher, présidente de l’Office québécois de la langue française
        Mme Monique C. Cormier, professeure, Université de Montréal, responsable,      
        3e Journée québécoise des dictionnaires

 Loto-Québec  doit aussi se corriger :

Monsieur Alain Corriveau                                                                  2008 04 16
Président et chef de la direction
Loto-Québec
500 rue Sherbrooke Ouest
Montréal (Qué)  H3A 3G6 

Objet : Milliers d’erreurs à corriger facilement et rapidement

Monsieur le président,

Permettez-moi d’attirer votre attention sur une grossière erreur terminologique qui se multiplie à des milliers d’exemplaires sur les chèques que Loto-Québec remet à ses gagnants. Vous remarquerez au verso de ceux-ci  le mot étampe au lieu du mot timbre qui est le terme exact «  pour désigner la marque qu’une administration, un établissement public, une entreprise privée appose sur une document ou un objet pour en garantir l’origine » comme le précise Le grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française sur son site internet ( copie ci-jointe).

Pour souligner la 3e Journée québécoise des dictionnaires qui s’est tenue récemment, à la Ligue des femmes du Québec, nous avons décidé de monter au créneau pour faire disparaître cette erreur que les gens qui sont payés pour soigner l’image de Loto-Québec ou veiller au respect de la langue française ont trop longtemps tolérée.

Nous comptons sur vous, Monsieur le président, pour faire corriger cette faute le plus rapidement possible. En terminologie comme en administration, la rigueur n’a pas son pareil.

Agréez mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente

c.c. Mme Andrée Boucher, présidente de l’Office québécois de la langue française
       Mme Monique C. Cormier, professeure, Université de Montréal, responsable 3e      
       Journée québécoise des dictionnaires

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---------------------------------------------------- 2007 10 ----------------------------------------------------

MÉMOIRE soumis à la COMMISSION DE CONSULTATION SUR 
LES PRATIQUES D'ACCOMMODEMENT RELIÉES 
AUX DIFFÉRENCES CULTURELLES


OCTOBRE 2007

1 – DE LA RAISON ET DE LA DÉRAISON: 1957-2007

La Ligue des femmes du Québec constate l’absence du mot raisonnable dans l’extrait du décret par lequel le gouvernement a autorisé les travaux de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, extrait reproduit sur votre site internet.

1.1 Survivre au 21e siècle face à deux défis majeurs et nouveaux.

Pourtant, raison et cohérence sont des notions incontournables dans toute réflexion sur l’avenir d’une société. En effet, pour survivre, tant la société québécoise que la canadienne et toutes les autres sociétés modernes se doivent de privilégier des choix qui les rendront plus aptes à surmonter les deux défis capitaux et très récents que constituent la crise mondiale de l’environnement et la gestion du nucléaire.

La Ligue des femmes du Québec fut fondée en 1957, l’année où Rachel Carson commença à s’intéresser à l’épandage généralisé des pesticides. Toujours en 1957, Spoutnik apporta la preuve que les Soviétiques avaient des fusées qui pouvaient, bien plus impunément et plus rapidement que des bombardiers, arroser de bombes H plusieurs capitales simultanément.

Cinquante ans plus tard, les menaces environnementales et nucléaires ne se sont pas résorbées, bien au contraire. Le seul progrès notable enregistré, à notre avis, reste la sensibilisation du public qui n’ignore plus que la survie réclame des compétences nouvelles et des choix déchirants, tant pour sauvegarder l’environnement que pour éviter l’holocauste nucléaire.

1.2 Raison et cohérence ou traditions contradictoires? -- Un choix qui s'impose.

Cela dit, dans le Québec d’aujourd’hui et de demain, quel rôle réserver à la raison par rapport aux coutumes et aux traditions parfois millénaires que l’on trouve plus ou moins bien implantées ici ou en train d’y être introduites?

La raison, nous vous le concédons, est difficile à cultiver et à appliquer. Mais, pour diagnostiquer les maux de l’environnement et leur trouver des remèdes, pour gérer une centrale nucléaire, ou la tour de contrôle d’un aéroport, ou encore les salles d’urgence et d’opération d’un hôpital moderne, qui oserait s’en remettre aux révélations- orales ou écrites -, aux médailles, aux processions, aux oraisons, aux pèlerinages, aux poulets sacrés, à la numérologie, aux horoscopes ou au feng shui?

Le Québec a depuis 50 ans laissé tomber certaines coutumes déraisonnables mais s’il allait en mettre d'également erronées ou de pires à leur place, cela n’augurerait rien de bon pour notre survie. La cohérence veut que nous déboulonnions les traditions et les convictions déraisonnables, quelle que soit leur origine.

 

1.3 De mauvais exemples qui viennent de haut et de loin

Ainsi, nous trouvons hautement déraisonnable que le chef de l’État canadien soit également le chef de l’Église anglicane dont le fondateur pourrait être le patron de la violence conjugale, lui qui envoya deux de ses femmes se faire décapiter à coups de hache. Nous avons protesté dans le passé contre cet état de fait et si nous revenons sur le sujet aujourd’hui, c’est qu’il y a une loi anglaise qui interdit  aux héritiers d’Elizabeth II le mariage avec les catholiques, s’ils ne veulent pas perdre leur chance de lui succéder.

Pour bien montrer que votre commission refuse de ne voir que la paille en négligeant la poutre, nous vous prions instamment de recommander au gouvernement Charest de faire pression pour que ces reliquats des guerres de religion européennes soient rendus moins déraisonnables. 1

Évidemment, ce qui précède ne doit pas être pris comme un endossement inconditionnel des us et coutumes catholiques. La Ligue des femmes du Québec a souvent déploré publiquement le sadisme des chefs célibataires de l’Église catholique  qui promettent l’enfer à celles qui osent prendre des anovulants ou qui traitent de meurtrières les victimes de viol qui se font avorter.

Or l’évolution de ses convictions et de ses coutumes que la population catholique d'ici a vécu depuis 50 ans est la preuve éclatante que le fixisme et l’intégrisme ne lui conviennent pas et que l’on serait malvenu de remplacer les idées reçues d’antan - spécialement à propos des femmes - par d’autres autant, sinon davantage, indéfendables.

Pour notre part, dès 1994, nous sommes intervenues publiquement contre les mutilations sexuelles et les demandes de séparation des hommes et des femmes dans les services publics et nous sommes toujours surprises de constater que 13 ans plus tard des directives limpides ne soient pas appliquées comme il se devrait.

 

 2 - APRÈS 2007

Maintenant que nous espérons vous avoir suffisamment alertés au besoin qu’il y a de peser soigneusement toute coutume et toute conviction avant de lui accorder quelque droit de cité que ce soit, nous nous contenterons d’appuyer et d’améliorer une partie de l’avis du Conseil du statut de la femme (CSF) intitulé : Droit à l’égalité entre les femmes et les hommes et liberté religieuse (septembre 2007).

2.1 Apparences

La recommandation no. 1 du CSF se lit comme suit : « Le Conseil recommande que les représentantes et les représentants ou les fonctionnaires de l’État ne puissent arborer ni manifester des signes religieux ostentatoires dans le cadre de leur travail. »

 

La Ligue des femmes du Québec renchérit : mis à part ceux des Doukhobors qui manifestaient à poil et les Mennonites qui se comportent comme des figurants d'un musée des siècles passés, les signes distinctifs affichés par les laïcs chrétiens ont rarement été très voyants, ce qui a facilité la vie sociale. Maintenant que plusieurs communautés dont les affrontements religieux continuent de faire les manchettes sont de plus en plus présentes ici, que ce soit les chiites et les sunnites, les Arméniens et les Turcs, les sikhs, les hindous, les musulmans, les juifs etc., il convient de prôner la neutralité de l'apparence au travail dans la fonction publique et para-publique.

Pour ce qui est de l’habillement d’un écolier ou d’une écolière, nous recommandons la même neutralité chez les plus jeunes, de sorte qu'aucun parent ne puisse l’imposer à son enfant fréquentant l’école publique. À l’âge de 16 ans, qui est l’âge légal du mariage au Québec, les jeunes pourront en faire un choix personnel, tant que le visage reste découvert et qu’il n'existe pas de conflit avec l'uniforme imposé pour une activité donnée.

 2.2 Politiques claires anti-sexisme

Dans sa recommandation no.5 , le Conseil recommande que « le gouvernement se dote d’une politique de gestion de la diversité religieuse dans les institutions de l’État et que cette politique intègre de façon claire et non équivoque la dimension fondamentale de l’égalité entre les sexes. »

La Ligue des femmes prétend que la plupart des demandes pour accommoder les  préjugés misogynes et/ou sexistes, vont disparaître quand le prix à payer en temps et en désorganisation sera imputé au requérant. Ainsi, dans le cas du refus par un juif hassidique de subir l’examen pratique de conduite automobile avec une examinatrice de la Société d’assurance-automobile du Québec (SAAQ), en mars dernier nous avons écrit ce qui suit à M. John Harbour, président directeur général de la SAAQ:

« C’est au client à s’adapter au fonctionnement de la SAAQ, en priant le ciel qu’il soit reçu par un fonctionnaire masculin. Si tel n’est pas le cas, le client perd son tour et prend un autre rendez-vous, en espérant que le ciel l'entendra cette fois-là. Si la personne est vraiment convaincue que sa religion lui interdit d’avoir une femme à ses côtés dans une automobile, cette personne prendra le temps qu’il faut, mais je suis prête à parier qu'au troisième tour, le client cessera de refuser l'examinatrice. Autrement dit, si pour accommoder les préjugés, le prix à payer en temps et en désorganisation n’est plus absorbé par la SAAQ mais imputé au requérant, le miracle aura lieu et il cessera de traiter les femmes en impures! ».

Quant au réseau de la santé, notre opinion est parue dans La Presse et le Devoir en septembre 1994. En voici un extrait qui aurait dû être mis en application depuis longtemps:

«… Pour ce qui est des femmes qui refusent les soins dispensés par des obstétriciens ou des infirmiers mâles, leur consentir un tel droit de veto relève du sexisme, ce qui est inadmissible. La tolérance à cet égard pourrait faire qu'un jour les gens d'une certaine couleur se mettent à exiger des soignants de la même couleur, ou les baptisés réclamer du sang d'un baptisé ou toute autre combinaison farfelue!

 

  Cela ne signifie pas que le patient ne peut jamais exercer de choix, mais le refus de recevoir les soins d'une personne en particulier ne devrait reposer que sur le manque de compétence ou encore le conflit que peuvent entraîner certains liens de famille ou d'inimitié. Même si cela n'est pas facile en pratique, on doit donc reconnaître au patient le droit de refuser les soins d'un incompétent et probablement ceux d'un ex-conjoint qui nous poursuit en divorce.

 

Le patient ou la patiente a déjà exercé un choix en décidant de faire appel ou non au réseau de la santé. Après quoi, si pour éviter le contact ou le regard de personnel du sexe opposé (ou de la peau différente, ou de l'âge qu'on trouve inconvenant, ou de tout ce qui pourrait être invoqué), on prétend refuser les soins des gens compétents qui se trouvent sur place, il y a abus.

 

Pour tenir debout la civilisation complexe et fragile qui est la nôtre, et dont le réseau de santé est un rouage important, la vigilance et le triomphe de la compétence sur les préjugés n'ont pas de substitut  ».

2.3 Viser juste

Le Québec demeure l’endroit le plus taxé en Amérique du Nord. Il continue pourtant de subventionner des écoles privées confessionnelles dont certaines ont beau jeu de prêcher le repli sur ses co-religionnaires, le rejet de tous les impurs, l’incitation à traiter les femmes en juments poulinières, quand ils n’enseignent pas le rejet des connaissances modernes, ou la haine et la guerre sainte.

Le grand ménage qui s'impose doit s'édifier sur une base pragmatique. Plutôt que les chartes et les procès en Cour suprême, coûteux et trop souvent contre-productifs, la Ligue favorise l’adoption rapide de mesures fiscales cohérentes, c'est-à-dire mettant fin aux subventions et aux déductions fiscales qui sapent le message rationnel et égalitaire de surface dont nous nous contentons trop souvent.

2.3.1 Enseignement

Le gouvernement de la société pluraliste, démocratique et égalitaire que se pique d'être le Québec doit cesser de subventionner l'enseignement privé et mettre tous ses efforts à améliorer l'enseignement public.

2.3.2 Déductions aux fins de l'impôt

Le gouvernement de la société pluraliste, démocratique et égalitaire que se pique d'être le Québec doit dorénavant n'accorder de déductions aux fins de l’impôt pour les dons destinés à des institutions (religieuses, éducatives ou charitables) que si ces institutions reconnaissent explicitement et sans restriction le droit des femmes à l’égalité, à la maîtrise de leur fertilité et à l'avortement.

En appliquant les sommes ainsi dégagées à l'enseignement public, à la maintenance des infrastructures, à la désinfection des hôpitaux et à l'optimisation de leurs ressources, le Québec contribuera au mieux-être de tous ses citoyens ce qui reste la meilleure façon de promouvoir une cohabitation sereine et une évolution axée vers la raison et l'équité. 

 

Note :

1  Tant Champlain que Trudeau ont insisté pour faire passer leur femme du protestantisme au catholicisme, ce qui prouve que les préjugés ne sont pas l’exclusivité du Parlement britannique et de la famille royale.

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---------------------------------------------------- 2007 09 ----------------------------------------------------

MÉMOIRE soumis au GROUPE DE TRAVAIL 
sur le
FINANCEMENT DU SYSTÈME DE SANTÉ

SEPTEMBRE 2007

1. OBJET

La Ligue des femmes du Québec soutient que votre groupe de travail doit recommander haut et fort que les investissements en santé se fassent proportionnellement aux résultats, désormais.

Trop de décideurs préfèrent se fier à l'erre d'aller plutôt qu'aux résultats. Ainsi, bien que le Collège des médecins du Québec compte 6277 membres diplômés de l’Université de Montréal et 1777 membres diplômés de l’Université McGill, les gouvernements promettent – en faisant fi des données - d’investir autant de milliards pour construire chacun des deux futurs centres universitaires qui forment les professionnels de la santé à Montréal. 

Après 45 ans de déséquilibres budgétaires à Montréal, le danger que tout le système s’affaisse ne peut être écarté, et nous comptons sur vous pour sortir de ce stade quasi-suicidaire.

 

2. BESOINS DE LA POPULATION

Se faire soigner en français n'est possible que si les professionnels de la santé formés en français sont en nombre suffisant. Les former ici est d'autant plus nécessaire que le nombre de médecins qui peuvent soigner les gens en français et que nous pourrions importer est beaucoup plus restreint que le nombre de médecins anglophones.

Ainsi, à l'échelle de l'Amérique du Nord, l'enseignement de la médecine en français représente moins de 2 % des inscriptions dans les écoles de médecine. Le plus gros contingent des nouveaux médecins francophones sort de l'Université de Montréal, qui décerne 146 diplômes annuellement. 

Or, tant au Canada qu'aux États-Unis, il se prépare une pénurie de médecins qui préoccupe l'Association médicale canadienne (AMC).

 

3. PROBLÈME DÉNONCÉ DANS LA REVUE DE L'AMC

Le 10 avril 2007, l’AMC, estimant que le Canada avait besoin d’au moins 5000 médecins de plus en pratique active, lançait un cri d’alarme : « La gestion des pénuries de médecins : nous n’en faisons pas assez ».(1) La Revue de  l'AMC publiait également une étude américaine analysant la migration des médecins formés au Canada vers les États-Unis : « The Canadian Contribution to the US Physician Workforce  ».(2) 

Les chiffres sont révélateurs : en 2006,  sans compter les médecins retraités ni ceux qui séjournent aux É.-U. pour parfaire leur formation, plus de 8000 médecins formés dans les facultés de médecine du Canada œuvrent au chevet des Américains. 

Comme les 16 écoles canadiennes décernent en tout 1765 diplômes de médecine par an, on peut dire que les Américains ont attiré chez eux le fruit de presque 5 ans de tout l'effort canadien.

                                                              

4. LE QUÉBEC SUR LA SELLETTE

D'après les chercheurs, la pire source de l'hémorragie se situe au Québec. En effet, parmi les médecins formés au Canada qui se sont établis aux É.-U., 25 % proviennent de l’Université McGill.

Loin derrière, l’Université de Toronto occupe la deuxième place : sa faculté de médecine, pourtant 3 fois plus grosse que celle de l’Université McGill ne fournit que 15 % des médecins formés au Canada qui se sont installés chez nos voisins.

En d'autres termes, les médecins formés à l’Université McGill au bénéfice des Américains représentent 17 ans de production (116 nouveaux diplômés/an) de l'école anglophone de médecine montréalaise, tandis que les médecins formés à l’Université de Toronto au bénéfice des Américains représentent moins de 4 ans de production (333 nouveaux diplômés/an) de l'université torontoise. 

 

5. L’Université McGILL FOURNIT PLUS DE MÉDECINS AUX É.-U. QU'AU QUÉBEC

Eh oui, en 2006, 1777 diplômés de l’Université McGill (y compris les médecins qui se spécialisent à Montréal avant d'aller s'établir ailleurs dans deux ou trois ans) sont membres du Collège des médecins et vivent ici, tandis que plus de 2000 diplômés de l’Université McGill (sans compter ceux qui se spécialisent là-bas, au cas où ils reviendraient) se sont établis aux É.-U.

 

6. HISTOIRE DE CAS DE L'HÉMORRAGIE MONTRÉALAISE

    * Quand on se compare, on se désole

En 1993, l'actuel directeur de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal dénonçait l'énorme disparité entre les budgets des hôpitaux universitaires montréalais.

M. David Levine dirigeait alors l'hôpital Notre-Dame et avait déclaré au journal Le Devoir : L'hôpital Notre-Dame dispose d’un budget de fonctionnement de 158 millions $ pour gérer 927 lits (...). Le centre McGill projeté demande un budget de 350 millions $ pour gérer 1128 lits. Il existe une disparité évidente, qui tient au sous-financement historique des hôpitaux francophones.(3)

     * Contraste extrême : Imperial Tobacco contre Sœur Économe

Prévoir presque 200 millions de dollars de plus par an pour seulement 200 lits de plus, cela constitue en effet une disparité colossale qu'on peut expliquer partiellement par des

facteurs historiques. Quand Ottawa a mis sur pied l'assurance-hospitalisation en 1962, Montréal comptait deux systèmes d'hôpitaux universitaires dont le plus vieux fonctionnait en anglais et avait eu pour parrains des gens d'affaires parmi les plus riches de l'Empire britannique comme Peter McGill, Lord Strathcona et le fondateur de l'Imperial Tobacco, Sir Mortimer B. Davis.

L'autre système, francophone, appartenait à une toute autre école de pensée : la participation et la gestion des religieuses y pesaient très lourd, si bien qu'on n'y comptabilisait à leur juste valeur qu'une partie des services rendus.

Parce que le financement gouvernemental a démarré par le remboursement d'un per diem pour chaque lit, c'est-à-dire une somme reflétant les dépenses de l'année précédente divisées par le nombre de lits, l'assurance-hospitalisation a coulé dans le béton un financement boiteux.

En vertu de cet accident de naissance, le ministère de la Santé se contentait d'octroyer à un hôpital montréalais comme Notre-Dame - qui formait des médecins en français et tenait ses dossiers en français - bien moins d'argent que ce qu'il consentait à un autre hôpital montréalais comme le Royal Victoria pour former des médecins en anglais et tenir les dossiers des patients en anglais.

    * L'écart du début est devenu un gouffre.

Malheureusement, 45 ans plus tard, cette aberration se poursuit et s'amplifie.

Aujourd'hui, si la Ligue des femmes invitait quelqu'un de l'extérieur du Québec pour donner une conférence et si cette personne tombait malade, le Québec ne payerait pas la note d’hospitalisation, ce qui est normal.

Pour compenser, une facture serait présentée par l'institution et il se trouve que, pour trois jours au CHUM dont l’Hôpital Notre-Dame fait partie, la facture représenterait 1000 $ de moins que si l'hospitalisation se faisait au Royal Victoria Hospital du Centre universitaire de santé McGill, pour l'unique raison que Québec accorde au Centre universitaire McGill 332 $ par jour de plus que ce que le CHUM peut réclamer. (4)

Vous avez bien lu : un écart de 332 $ par jour, par lit, ou plus de 120 000 $ par an pour chaque lit !

    *Les statistiques démontrent que l'hémorragie a commencé au XIXe siècle

Pourtant, la faible rétention des diplômés de l’Université McGill par le Québec était un phénomène très bien documenté en 1962, ce qui aurait dû inciter les planificateurs à être attentifs aux résultats escomptés avant de promettre l'argent du contribuable.

En effet, selon Gerald Clark, directeur du Montreal Star de 1968 à 1979, les statistiques de l'Association des diplômés de l’Université McGill, permettent d'affirmer que depuis le XIXe siècle 70 pour cent des finissants de McGill quittent le Québec moins de dix ans après l'obtention de leur diplôme. (5)

7. RENDEMENT COMPARÉ DES DEUX SYSTÈMES MONTRÉALAIS

Le tableau qui suit, utilisant les données les plus récentes (2006), montre combien les résultats sont choquants. 

 

PROFESSIONNELS  FORMÉS À MONTRÉAL 
ET TRAVAILLANT AU QUÉBEC 

McGill   U de M
Bachelières de l'OIIQ (6)  16 % 84 %
Dentistes (7)   19 %   81 %
Médecins (8) 22 %  78 %
Pharmaciens (9)   0 %  100 %

                          

Il était hautement prévisible, dès le début de l’assurance-hospitalisation, que le rendement pour les contribuables continuerait d’être extrêmement différent d’une institution à l’autre.

Aujourd’hui, trois fois et demie plus de médecins, quatre fois plus de dentistes et 5 fois plus d’infirmières-bachelières exerçant leur profession au Québec viennent de l'UdeM que de McGill, et pourtant l'argent du contribuable ne suit pas. 

Votre groupe de travail, face à un déséquilibre laissé sans remède pendant presque un demi-siècle, arrive à point nommé pour retourner la situation, en misant sur le bon sens et l’équité.

 

8. RECOMMANDATION : POUR ÉVITER L'AFFAISSEMENT DU SYSTÈME, FINANCER PROPORTIONNELLEMENT AUX RÉSULTATS.

La formation des professionnels de la santé, c’est l’acier d'armature sans lequel tout l’édifice des soins va céder si on ne rectifie pas le tir. 

Jamais des investisseurs privés n'auraient mis 45 ans à comprendre qu'il est absurde et indéfendable de payer davantage pour un système produisant 3 à 5 fois moins de résultats

que son voisin, parce que s'ils avaient fait preuve d'autant d'aveuglement et s'ils avaient refusé d'apprendre à compter si longtemps, ils auraient été acculés à la faillite en quelques

années. Nos gouvernements, parce qu'ils ne font jamais faillite, mettent un temps fou à réagir, mais les temps sont mûrs pour assainir l'allocation des budgets de santé à Montréal.

Dorénavant, il importe que les milliards versés aux hôpitaux universitaires montréalais, tant pour l’investissement que pour le fonctionnement, soient alloués proportionnellement aux bénéfices qu’en tirent les contribuables.

Armé de la règle de trois et d'un peu de courage, votre groupe de travail est bien placé pour faire cesser les versements sans égard aux résultats. 

_________

NOTES :

(1)       BUSING, Nick. « La gestion des pénuries de médecins : nous n’en faisons pas assez », éditorial, Journal de l’Association médicale canadienne, vol. 8, no 176, 10 avril 2007.

(2)       PHILLIPS, Robert L. Jr, Petterson, Stephen, Fryer, George E. Jr, and Rosser, Walter.  « The Canadian contribution to the US physician workforce », Canadian Medical Association Journal, vol. 8, no 176, 10 avril 2007, 1083-7.

      http://www.cmaj.ca/cgi/content/full/176/8/1083

(3)       CAUCHON, Paul. « Dans un éventuel regroupement des hôpitaux francophones », Le Devoir, Montréal, 9 juin 1993.

(4)       MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DU QUÉBEC, Direction de la planification budgétaire et des opérations comptables, Prix de journée 2007-2008.

(5)       CLARK, Gerald. « Montréal : ses citoyens, son establishment », Éditions de l’Homme, Montréal, 1982, p. 22.

(6)       ORDRE DES INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS DU QUÉBEC, Direction des affaires externes et des statistiques sur l’effectif.

(7)       ORDRE DES DENTISTES DU QUÉBEC, Direction des affaires publiques et des communications.

(8)       COLLÈGE DES MÉDECINS DU QUÉBEC, site Internet.

(9)       Il n’y a pas de faculté de pharmacie à l’Université McGill.

 

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---------------------------------------------------- 2007 05 ----------------------------------------------------

Mémoire de la Ligue des femmes du Québec

présenté au

Comité consultatif sur l’intégration culturelle
et les accommodements raisonnables en milieu scolaire 

La Ligue des femmes du Québec, fondée en 1957, travaille à la défense des droits des femmes et à la reconnaissance par la société de leurs réalisations.

À RÉGLER DE TOUTE URGENCE

Avant même d'aborder les directives destinées aux commissions scolaires, aux directeurs d'écoles et aux enseignants, le Comité consultatif se doit en premier lieu de rappeler à la ministre de l’Éducation, que son devoir le plus sacré, c'est de prêcher par l'exemple en se faisant un point d'honneur de respecter et de faire respecter la loi de l'instruction publique du Québec.

Or, Radio-Canada nous a fait découvrir, à l’automne 2006, combien il est facile au Québec de se soustraire aux programmes et règlements du ministère de l’Education :

  • Plus de 4000 enfants chrétiens fréquentent des écoles clandestines; cette situation    perdure depuis une quinzaine d’années et est connue du ministère.

  • Une cinquantaine d’enfants de la Mission de l’Esprit-Saint ont continué deux ans après  l’intervention du ministère de fréquenter une école sans permis.

  • Plus de 800 jeunes juifs ultra-orthodoxes contournent les programmes du secondaire dans des locaux contigus à des établissements  subventionnés.


Ainsi donc, depuis des années, en ne faisant pas respecter rapidement le droit de tous les jeunes à une formation adéquate pour les préparer à jouer un rôle d'adulte responsable confronté aux défis du 21e siècle, les différents ministres qui se sont succédés â l'Éducation se sont négligemment ou lâchement faits les complices de communautés bornées ou sans scrupules qui continuent de nous fabriquer des mésadaptés dans des dossiers somme toute comparables â celui des Orphelins de Duplessis.

À l'évidence, la paralysie dont on a fait preuve jusqu'à maintenant ne peut durer.

Désormais, la seule façon responsable de poser la question s'exprime en termes clairs et lourds de conséquence: "Si certains fanatiques ouvrent des madrasas pour endoctriner de futurs assassins, la stratégie de l'erre-d'aller continuera-t-elle d'être la seule retenue au ministère? "

 Poser la question c'est  y répondre.

La ministre doit faire le ménage. Ne pas attendre qu'Ottawa ou Washington viennent faire enquête sur le seul gouvernement en Amérique qui sur-taxe ses infirmières sous-payées pour subventionner des écoles qui prêchent le repli sur ses co-religionnaires, le rejet de tous les impurs qui ne croient pas dur-comme-fer au même endoctrinement qu'eux, qui traitent les femmes en juments poulinières, quand ils n'enseignent pas la haine et la guerre sainte.

Le temps presse et pour montrer des résultats concrets avant le prochain remaniement ministériel ou la prochaine élection, la ministre doit au besoin faire changer les lois pour être en mesure de couper tant les allocations des parents qui soustraient leurs enfants à la loi que les subventions des institutions qui hébergent des classes illicites ou leur facilitent la vie.

Il va sans dire que les exemptions fiscales des communautés religieuses qui tardent à comprendre doivent disparaître, si la ministre veut être prise au sérieux.

AU NOM DE LA COHÉRENCE

Venons-en maintenant aux directives pour accommoder la diversité.

Le cas particulier du foulard islamique nous servira d'exemple.

En 1960, les Québécoises ne pouvaient entrer dans une église ou dans une salle d'audience au palais de justice sans se couvrir la tête.

À la même époque, les piscines leur imposaient des casques de bain dont les hommes étaient exemptés. Il s'agissait de protéger la tuyauterie que les longs cheveux auraient pu boucher.

Dix ans plus tard, les hommes ayant laissé pousser leur cheveux, il fallut bien réécrire la règle des piscines avec une rationalisation simplificatrice: les nageurs et les nageuses dont les cheveux dépassaient "X" centimètres durent mettrent un casque pour éviter de colmater les drains.

Les fromageries et les cuisines ont imposé le bonnet et même le filet pour la barbe, tout en exemptant les chauves et les glabres, puisqu'il s'agit d'éviter les poils dans la nourriture.

Dans les hôpitaux, les infirmières cessèrent de porter des coiffes empesées et des voiles, au nom du sens pratique et souvent de l'hygiène.

Quant aux tribunaux et aux églises, faute de pouvoir justifier de façon convaincante l'obligation pour les femmes de se couvrir la tête, ils finirent par appliquer leurs ressources à résoudre des problèmes moins artificiels. Ce n'était pas trop tôt.

Même dans les communautés religieuses, celles que des décennies de port du voile - associées à des shampoings peu fréquents - n'avaient pas rendues chauves, ont, pour la plupart, abandonné le voile qui avait pourtant fait partie de leur uniforme pendant des siècles, parce que ce signe ostentatoire servait de barrière, en gênant les échanges tout en affichant le manque d'adaptabilité de celles qui le portaient.

Et voilà qu'au moment où les couvre-chefs des femmes semblaient redevenus des accessoires fonctionnels, tout juste aptes à nous protéger du froid, des ultra-violets et de la pluie, sans qu'on en recommande le port à l'intérieur à moins qu'on ne se prenne pour la reine d'Angleterre, des jeunes enfants répétant les préjugés familiaux, ressortent les barrières, clament leur inadaptabilité et invoquent le ciel pour cacher leurs cheveux comme elles cachent leurs fesses.

Cela va à contre-courant du trajet que les Québécoises ont parcouru depuis quelques générations.

Au lieu de se résigner passivement au phénomène, il faut saisir l'occasion pour renseigner les élèves sur les règles contradictoires édictées par certaines religions à propos de la chevelure des femmes. 

Entre autres, on doit faire remarquer que si certains musulmans ne peuvent souffrir la vue des cheveux de femme, certains juifs, quant à eux, rasent leur femme le jour de leurs noces et leur imposent de porter désormais la  perruque, toujours au nom du ciel, bien sûr!

Pour faire bonne mesure, les enseignants ajouteront que des millions de chrétiennes ou d'athées payent très cher un voile qui ne servira que quelques heures, le jour de leurs noces, sans invoquer le ciel pour justifier leur tenue, ce qui n'empêche pas les marchands de tissus - et les compagnies de crédit - d'être au septième ciel quand la mode pousse à de telles extravagances.

Arrivés à ce point de la discussion, les enseignants pourront aborder le coeur du sujet, soit l'égalité entre les hommes et les femmes.

Expliquer que le droit de vote des Québécoises ne leur fut acquis qu'en 1940, bien après celui des femmes en Turquie, pays musulman à 95%, où - eh oui - le port du foulard islamique est interdit dans les écoles et universités.

Rappeler qu'avant 1960, une institutrice au Québec perdait son job quand elle se mariait et que, pour les hôtesses de l'air, la règle a duré plus longtemps encore.

Expliquer que le droit des femmes au Québec de faire partie d’un jury leur a été refusé jusqu’en 1971.

Et surtout, faire comprendre qu'à chaque étape de la marche vers l'égalité des femmes -tout comme lorsqu'on a voulu abolir l'esclavage ou le travail des enfants - il a fallu combattre la tradition et s'inscrire en faux contre les règles de plusieurs religions, si bien que ceux qui demandent qu'on fasse demi-tour méritent qu'on leur explique pourquoi cela ne nous convient pas.

Parce que l’égalité des genres et des races entre en conflit avec nombre de traditions et de religions, une société comme le Québec, qui prône l’égalité, doit tenir notre réseau scolaire hors d’atteinte de la propagande religieuse.

Ce que l’école doit enseigner aux enfants à propos des religions doit demeurer factuel.

En premier lieu, il faut admettre que, bien qu'il compte quelques milliers d'années d'existence, le monothéisme est rejeté par la majorité des 6,5 milliards d'humains qui peuplent la terre. Qu'en outre, parmi la minorité qui croit à un seul Dieu, d'irréductibles contradictions séparent ce que chaque groupe prétend voir dans ce que Yaweh, Dieu ou Allah représentent et exigent des croyants.

Sans oublier qu'au Japon, là où on voue un culte à la déesse du soleil, la criminalité est bien moindre que dans le plus pratiquant des pays de tradition chrétienne, c'est-à-dire les USA, ce qui prouve aux yeux de certains que la déesse du Soleil est plus forte que le Père, le Fils et l'Esprit-Saint pris ensemble, mais qu'on ne saurait néanmoins prétendre sérieusement dans une école digne de ce nom que le soleil soit une déesse!

Au lieu d'imaginer que l'école va réconcilier les inconciliables ou lui demander d'enseigner le respect d'une chose et son contraire, faisons-en le lieu d’apprentissage des connaissances et de socialisation dont les enfants ont besoin.

Évacuons-en les faux problèmes inventés par des religions et des traditions contradictoires, afin de lui donner une chance de se concentrer sur sa mission, c'est-à-dire former nos jeunes pour les équiper à faire face aux vrais dangers que leur génération devra à son tour surmonter, dangers qui ont pour noms: l'ignorance, le mensonge, la corruption, la détérioration de l’environnement et les menaces à la santé publique.

Claudette Jobin
Présidente

Montréal, le 17 mai 2007

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---------------------------------------------------- 2007 02 ----------------------------------------------------

Monsieur David Levine                                                                                   2007 02 16
Président-directeur général
Agence de la santé et des services sociaux de Montréal
3725 rue Saint-Denis
Montréal (Qué) H2X 3L9

Objet : Médecine moderne vs sorcellerie et superstitions

Monsieur le président-directeur général,

En 1937, Montréal a enterré le Frère André en grande pompe. Des trains spéciaux venus d'aussi loin que de la Nouvelle-Angleterre ont convergé vers l'Oratoire, pour voir la dépouille de celui qui, avec des prières, de l'huile et de l'eau bénite, avait soigné et parfois guéri plus de malades réels ou imaginaires que n'importe quel médecin québécois de son temps.

Soixante-dix ans plus tard, les progrès de la médecine ont relégué au musée les prétentions des thaumaturges, et le public consent volontiers des milliards au réseau de la Santé qu'il fréquente beaucoup plus que les églises, à l'inverse de ce qui se passait dans les années '30. 

Or voilà qu'une récente décision de la Commission des droits de la personne du Québec nous fait prendre conscience que l'évolution des Montréalais en faveur d'une médecine scientifique n'est pas aussi complète qu'elle devrait l'être. 

En effet, les cuisines et la cafétéria de l’Hôpital général juif – Sir Mortimer B. Davis accordent aux traditions et superstitions cachères un monopole absolument incompatible avec la pensée et la méthode scientifiques. C'est une incohérence grave qui mérite votre intervention.

De grâce, avertissez les administrateurs de l'Hôpital qu'ils doivent abandonner superstitions et pratiques non fondées scientifiquement s'ils veulent continuer de recevoir les allocations que vous leur versez avec nos taxes.

Ceci ne les empêchera pas d'accommoder les préférences de certains groupes, comme le font les compagnies d'aviation. Mais en faire plus que les transporteurs aériens, pour un hôpital, c'est endosser l'erreur et la fraude alors qu'il serait censé être à l'avant-garde de la connaissance appliquée. Vous rendez-vous compte de l’incohérence du message véhiculé : un hôpital public de calibre universitaire impose une nourriture prescrite par une religion en vertu de rites qui remontent à une époque où la biochimie, la diététique et la microbiologie étaient inconnues.

Je suggère, si vous essuyez un refus, que vous retiriez toutes les dépenses alimentaires de ce que vous allouez comme allocations annuelles à cet établissement.

Agréez, Monsieur le président-directeur général, mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente 

c.c. M. James Alexander, président, Hôpital général juif- Sir. Mortimer B. Davis
Mme Heather Munroe-Blum, Principale et vice-chancelière, Université McGill
M. Philippe Couillard, Ministre de la Santé et des services sociaux

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---------------------------------------------------- 2007 02 ----------------------------------------------------

Madame Heather Munroe-Blum                                                                    2007 02 23
Principale et vice-chancelière
Université McGill
845 Sherbrooke ouest
Montréal (Qué) H3A 2T5

Objet : Mc Gill endosse-t-elle les superstitions ou les sciences et la médecine moderne?

Madame la vice-chancelière,

Je viens d’écrire à M. David Levine, président-directeur général de l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal concernant le monopole ridicule dont jouit le régime alimentaire cacher à l’Hôpital juif de Montréal -- Sir Mortimer B. Davis (copie de ma lettre ci-jointe).

Votre institution ne peut que perdre la face si vous n’intervenez pas rapidement auprès des autorités de cet hôpital affilié à McGill pour exiger que la diététique, la biochimie et le bon sens aient le dernier mot dans les questions d'alimentation plutôt que d'être subordonnés à des élucubrations non fondées. 

Pour ne donner qu'un exemple, le rituel d'abattage cacher fait souffrir les animaux d'une façon cruelle interdite ailleurs et réprouvée par les amis des bêtes (voir sur Internet :
http://www.reseaulibre.net/rage/rituel.html).

Par conséquent, servir de la viande cachère à ceux qui ne l'exigent pas, c'est augmenter la souffrance de milliers de bêtes sans aucune excuse, ce qui est intolérable. Dites-leur de cesser ces pratiques parce que, maintenant que vous êtes au courant d'une telle énormité, vous n'aurez pas besoin d'un comité d'éthique pour prendre la décision que McGill ne peut volontairement continuer d'être complice.

Agréez, Madame la vice-chancelière, mes salutations distinguées. 


Présidente

c.c. Dr. François Lubrina, médecin vétérinaire 
Richard Dawkins

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Monsieur David Levine                                                                                        2007 03 28
Président-directeur général
Agence de la santé et des services sociaux de Montréal
3725 rue Saint-Denis
Montréal (Qué) H2X 3L9

Objet : Cuisine cachère- Hôpital général juif- Sir Mortimer B. Davis

Monsieur le président-directeur général,

En réponse à ma lettre du 16 février, Madame Louise Massicotte, directrice générale adjointe de l’Agence, m’a fait parvenir une lettre en date du 1er mars où elle conclut ne pas prévoir demander aux administrateurs que l'Hôpital général juif modifie ses pratiques alimentaires, après avoir d'abord invoqué la tradition et avoir ensuite affirmé que l'établissement offre à ses employés, à sa clientèle et aux visiteurs différents endroits où ils peuvent acheter et manger de la nourriture non cachère.

Voilà qui est loin de clore la question; l'Agence se doit d'analyser les choses de manière plus rigoureuse, vous en conviendrez. 

En premier lieu, revenons sur le mérite des origines de l'Hôpital.

Selon les données fournies lors des audiences de la Commission des droits de la personne du Québec et rapportés dans Canadian Jewish News, sur les quelques 25 000 des patients admis annuellement à l’Hôpital général juif- Sir Mortimer B. Davis, 28% sont de religion juive, ce qui ne veut pas dire qu'ils exigent tous de la nourriture cachère, loin de là.

Ceci permet d'estimer que, si on leur donnait le choix, ceux qui exigeraient de la nourriture cachère sont 4 à 5 fois moins nombreux que ceux qui ne le feraient pas. Quant au personnel et aux visiteurs, on peut supposer que les proportions sont analogues. Il n’y a donc aucune justification à imposer à la majorité de la clientèle et du personnel d’un hôpital public une nourriture que la religion d'une faible minorité prescrit.

En second lieu, relisons pour bien saisir la signification des mots pré-cités: "l'établissement offre à ses employés, à sa clientèle et aux visiteurs différents endroits où ils peuvent acheter et manger de la nourriture non cachère." Cela revient à dire aux patients: "Si le cabaret cacher ne vous convient pas, allez vous acheter vous-même autre chose qui ne sort pas de nos cuisines!" Du point de vue de la gratuité du séjour à l'Hôpital général juif, c'est une attitude que l'Agence endosse un peu trop facilement.


Pourquoi ne questionnez-vous pas le monopole cacher décrit sur le site internet de l’hôpital, tant en français qu’en anglais : « All food prepared and served in the hospital is kosher, conforming to Jewish dietary laws ».

Par comparaison, le Mount Sinai Hospital de Toronto décrit ses pratiques alimentaires sur son site internet de la façon suivante: « Kosher and Chinese meals are available on request at the time of admission or by informing the nursing unit administrator or dietitian. Kosher meals are prepared in the Kosher kitchen with strict adherence to Jewish dietary laws.

En bon gestionnaire, ne devriez-vous pas regarder de plus près le singulier précédent qui consiste à s’approvisionner uniquement auprès de fournisseurs agréés par le Montreal’s Vaad Ha’ir?

Le Québec serait-il le seul endroit en Amérique du Nord à imposer, à même les fonds publics, à des milliers de gens, sans qu'on leur donne le choix, une nourriture prescrite par la religion des autres? Ne pas donner le choix tire ici à conséquence. Êtes-vous conscient que le rituel d’abattage cacher fait souffrir les animaux d’une façon réprouvée par les amis des bêtes? Par conséquent, chaque fois que l'Hôpital général juif sert à quelqu'un qui ne l'a pas exigé de la viande cachère, des animaux souffrent plus que nécessaire, ce qui est inadmissible. 

Ressortez le dossier, cher Monsieur Levine, et faites savoir à l'Hôpital les principes qui l'aideront à mettre de l'ordre dans ce fouillis.

Agréez, Monsieur le président-directeur général, mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente 



c.c. M. James Alexander, président, Hôpital général juif- Sir Mortimer B. Davis
Mme Heather Munroe-Blum, Principale et vice-chancelière, Université McGill
M. Philippe Couillard, Ministre de la Santé et des Services sociaux 
M. André Picard, Globe and Mail.
M. Jean-Luc Mongrain, TQS

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Dr. Richard Dawkins                                                                                          2007 03 04 
Charles Simonyi Professor of the Public Understanding of Science
Oxford University

Subject: Will McGill give precedence to science over obsolete religious rites?

Dear Dr. Dawkins

McGill University has been teaching medicine in Montreal since the XIXth century. 

Science based medicine, of course. Given McGill's excellent reputation, we have been astonished to learn recently that one of its large hospital affiliate, the Sir Mortimer B. Davis- Jewish General Hospital, has put all its kitchens and cafeterias under the religious authority of Montreal’s Vaad Ha’ir, in order to follow scrupulously the kosher prescriptions!!!

The attachments will show you that we are doing our best to put a stop to that ridiculous situation.

We will keep you posted on the results.

Claudette Jobin
President
Women’s League of Quebec

lfq.claudettejobin@sympatico.ca
www.lfqc.org

attachments:
(1) Letter to McGill 
(2) Letter to Montreal Health and Social Services Agency
(3) The problem described by The Montreal Gazette

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TRANSLATION

Mr David Levine                                                                                                      2007 02 16
President
Montreal Health and Social Services Agency
3725 rue Saint-Denis
Montréal (Qué) H2X 3L9

Subject: Modern medicine vs sorcery and superstitions

Dear Mr Levine,

In 1937, Montreal paid its last respects to Brother André with great pomp. Special trains coming from as far as New England rendez-voued at the St-Joseph’s’Oratory to allow the faithful to see the mortal remains of the person who, aided by holy oil and water as well as prayer, had cared for and occasionally cured more sick people, real or imaginary, than any Quebec physician of his day.

Seventy years later, medical progress has relegated the pretenses of the thaumaturges to the museum and the public now willingly allows for billions to be spent on the Health Network that it, contrary to the situation prevailing in the 1930’s, visits much more frequently than churches. 

But a recent decision of the Quebec Human Rights Commission makes us realize that the evolution of Montrealers towards science in medicine is not as complete as it should be. 

Indeed, the kitchens and the cafeteria of the Jewish General Hospital - Sir Mortimer B. Davis provide kosher traditions and superstitions with a monopoly totally incoherent with scientific thinking and method. This serious lack of coherence requires that you take action.

I pray you, please warn the directors of the hospital that they must, if they wish to continue receiving the allocations given by you through your use of our taxes, abandon unscientifically based superstitions and practices.

This will not preclude them from accommodating the preferences of certain groups, not unlike airline companies. But for a hospital to be more zealous than an airline company, would mean endorsing error and fraud when it should be at the forefront of applied knowledge. Does the incoherence of the message given by this situation strike you? A university based public hospital imposing a diet prescribed according to religious rites dating to an era when biochemistry, dietetics and microbiology when unknown sciences.

If the directors refuse your warning, I suggest that you subtract all annual food expenditures from the public moneys allocated to this establishment.

Sincerely,
Claudette Jobin
President

c.c. James Alexander, President, Sir. Mortimer B. Davis- Jewish General Hospital
Heather Munroe-Blum, Principal and Vice-chancellor, McGill University
Philippe Couillard, Minister, Quebec Health and Social services

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TRANSLATION


Dr. Heather Munroe-Blum                                                                                         2007 02 23
Principal and Vice-chancellor
McGill University
845 Sherbrooke ouest
Montreal (Que) H3A 2T5

Subject: Does McGill back superstition or science and modern medicine?

Dr Munroe-Blum,

I have just written to Mr David Levine, president of the Montreal Health and Social Services Agency, regarding the ridiculous monopoly enjoyed by the kosher diet at the Jewish General Hospital -- Sir Mortimer B. Davis (enclosure).

Your institution can only lose face if you do not rapidly intervene and demand from the direction of this McGill affiliated hospital that, when it comes to diet, dietetics, biochemistry and common sense prevail rather than be subordinated to unfounded and wild imaginings. 

I will only cite one example: the kosher rite of slaughtering entails that the animals endure cruel suffering, other societies ban such practices and animal friends condemn them (see the following web site : http://www.reseaulibre.net/rage/rituel.html).

Therefore, to give kosher meat to those who do not demand it forces thousands of animals to suffer more than necessary without excuse; this is intolerable. Now that you are aware of such an enormity, please tell them to stop these practices since you will not require an ethics committee to decide that McGill cannot willingly continue to act as an accomplice to these events.

Sincerely,

Claudette Jobin
President

c.c. Dr François Lubrina, veterinary, Pres. Quebec Animal Defence Society
Dr Richard Dawkins

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The problem described by The Gazette:
2007 02 17 : Hospital gets more time to chew on kosher case by Ann Carroll
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Monsieur Michel Després                                                                                  2007 02 05
Ministre des Transports
700 boul. René-Lévesque Est, 29e
Québec (Qué) G1R 5H1


OBJET : NON AU SEXISME À LA SAAQ

Monsieur le ministre,

Quand un juif hassidique refuse les services d’une examinatrice de la Société d’assurance automobile du Québec, la Société ne doit jamais se porter complice d’un tel cas flagrant de sexisme.

Nous endossons ce que votre collègue Lise Thériault a déclaré sur le sujet, c’est –à-dire qu’elle s’oppose « à ce qu’une personne puisse choisir le sexe de son évaluateur, notamment pour des motifs religieux. Un évaluateur est un évaluateur, comme un policier est un policier. Ce n’est pas une femme ou un homme, c’est un policier, et il a un rôle à jouer. Un médecin, c’est un médecin. Si une femme musulmane entre dans un hôpital et exige d’être servie par une femme, je regrette, mais un médecin est un médecin, et c’est la disponibilité des médecins qui sont là. C’est à nous de dire que c’est comme ça. Il me semble que cette règle-là doit s’appliquer dans tous les cas. » ( La Presse, 2007 02 05 ; Québec rappelle la SAAQ à l’ordre).

Monsieur le ministre, envoyez-nous par retour du courrier la preuve que vous avez signifié clairement à la Société la conduite qui s’impose.

Agréez mes salutations distinguées.


Claudette Jobin
Présidente

c.c. Madame Lise Thériault, ministre de l’immigration et des Communautés culturelles.
Monsieur John Harbour, président directeur général SAAQ
Monsieur Mario Dumont, chef de l’ADQ
Monsieur André Boisclair, chef du PQ
Monsieur Tommy Chouinard, journaliste, La Presse

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---------------------------------------------------- 2006 09 ----------------------------------------------------

Monsieur Stephen Harper                                                                            2006 09 05
Premier ministre du Canada
80 rue Wellington
Ottawa (Ont) K1A 0A2

Objet: Lutte au terrorisme: le Canada doit se démarquer des USA

Monsieur le Premier ministre,

Lors de la récente crise au Liban, vous avez choisi de vous enligner sur la position des USA et je vous ai fait part de notre opposition à cette décision dans ma lettre du 8 août dernier (copie ci-jointe).

Le Canada devrait garder ses distances des USA dans la lutte contre le terrorisme, surtout quand il s’agit d’alliances avec le régime militaire au Pakistan. Selon Madame Benazir Bhutto, ancienne première ministre du Pakistan, son pays est devenu sous la dictature militaire de Mohammed Zia ul-Haq puis du régime du général Pervez Musharraf « une société de kalachnikovs, d’intoxication à l’héroïne et d’islam radicalisé » de même « qu’une plaque tournante du terrorisme ».

Dans une entrevue à Tribune Media Services International reprise dans le quotidien français LE FIGARO (2006 08 24; copie ci-jointe), Mme Bhutto affirme que « le régime de Musharraf, en proclamant que des régions entières aux confins du Pakistan étaient devenues ingouvernables, a abdiqué ses responsabilités au profit des talibans et d’al-Qaida. ». Elle ajoute que « la dictature de Musharraf affiche un soutien voyant- quoiqu’au compte-gouttes- à la guerre contre le terrorisme afin de se maintenir dans les bonnes grâces de Washington, tout en régnant sur un système qui, dans le même temps, apporte son aide aux extrémistes et consacre leur pouvoir au détriment aux modérés ». Mme Bhutto soutient que durant ses mandats, elle s’est appliqué a renforcé l’assise de l’Etat et à démanteler les « dangereuses madrasas politiques » qui aujourd’hui fleurissent sous la dictature pakistanaise et servent à former des jeunes musulmans terroristes.

Si le Canada entend faire œuvre utile dans la lutte contre le terrorisme, il doit cesser de faire affaire avec la dictature militaire au Pakistan qui abrite et protège les terroristes talibans et d’al-Qaida.

Agréez, Monsieur le Premier ministre, mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente

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---------------------------------------------------- 2006 08 ----------------------------------------------------

Monsieur Stephen Harper                                                                        2006 08 08
Premier ministre du Canada
80 rue Wellington
Ottawa (Ont) K1A OA2

OBJET : HUMANITÉ CONTRE BARBARIE

Monsieur le Premier ministre,

En réponse à des agressions ciblées d’un groupe particulier de terroristes, on assiste à la destruction par Israël des infrastructures du Liban et de sa population civile, ce qui est un comportement absolument barbare. Face à l’armée républicaine irlandaise (IRA), Londres a-t-il détruit Dublin? 

En encourageant Israël dans l’actuel conflit qui l’oppose au Hezbollah au Liban, vous jettez de l’huile sur le feu attisé par les fondamentalistes religieux, juifs orthodoxes et islamistes. Ceux-ci, on le sait, traitent les femmes comme des juments poulinières. 

Votre devoir, Monsieur le Premier ministre, était de vous opposer à toute solution militaire. Vous avez lamentablement failli à la tâche.

Claudette Jobin
Présidente

 

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---------------------------------------------------- 2006 06 ----------------------------------------------------

                                                                                                                       2006 06 03
Madame Carole Théberge 
Ministre de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine
425 rue St-Amable, 4e
Québec (Qué) G1R 4Z1

OBJET : NON AU FINANCEMENT DE GARDERIES CONFESSIONNELLES

Madame la ministre,

Votre récente décision d’accorder un bureau coordonnateur de garderies en milieu familial à une organisation de confession juive de Montréal constitue un dangereux précédent et un recul pour les droits des femmes au Québec car religions, traditions et équité envers les femmes ne font pas bon ménage : la plupart des religions ne reconnaissent pas l’égalité des droits entre les sexes et certaines sont carrément sexistes.

Au lieu de vous laisser intimider par des fondamentalistes religieux, ayez le courage, Madame la ministre, de voir à ce que la loi s’applique également pour tous.

Veuillez agréer mes salutations distinguées.

Claudette Jobin
Présidente

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--------------------------------------------------- 2006 05 ----------------------------------------------------

forum@lapresse.ca                                                                                 16 mai 2006

L'égalité des femmes va généralement à l'encontre des traditions 

À la suite d’André Sirois, vice-président du Bureau des organisations internationales aux Nations Unies, Lysiane Gagnon ( chronique du 11 mai) dénonce que les fondamentalistes religieux se fassent accorder ici ce que nul n’ose demander à l’ONU.

Nos tribunaux et nos commissions n’ont que l’ignorance crasse pour excuse, chaque fois qu’ils se lancent dans des précédents qui encouragent les intégristes à invoquer la tradition pour dresser les petites filles à se contenter d'être des sous-personnes au lieu de devenir des citoyennes à part entière.

Pourquoi oublient-ils que les Québécoises ont obtenu le droit de vote plus tard que les autres Canadiennes, parce que les évêques et les médias francophones s'y opposaient mais que, en 1940, le gouvernement Godbout a eu le courage de miser sur l'égalité des femmes, en dépit de ceux qui invoquaient la tradition et la religion?

Pourquoi ignorent-ils qu’en Turquie, pays à population musulmane à 99%, le port du voile à l’école est interdit depuis des générations?

Il est temps pour nos institutions publiques de comprendre que l'égalité des femmes va généralement à l'encontre des traditions- religieuses et autres- et qu’elles se doivent de maintenir le cap au lieu de se laisser intimider! 

Claudette Jobin
Présidente de la Ligue des femmes du Québec (fondée en 1957)

lfq.claudettejobin@sympatico.ca
 

 

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Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean                                               2006 05 09
Gouverneure générale du Canada
Rideau Hall,  1, Promenade Sussex
Ottawa (Ont) K1A 0A1

Objet : Un moyen incontournable pour combattre le sort catastrophique d’Haïti

Excellence,

Vous avez déjà parlé de votre pays natal, le plus pauvre de l’hémisphère, comme d’une catastrophe sans fin, pour ensuite affirmer votre conviction qu’Haïti peut s’en sortir si on lui en donne les moyens. 

Puisque vous représenterez bientôt le Canada à la cérémonie d’assermentation du nouveau président, Monsieur René Préval, pourquoi ne pas saisir l’occasion pour faire valoir un point de vue féminin sur les moyens à prendre pour qu’Haïti puisse venir à bout de la misère et de la détérioration de son environnement? En premier lieu, il faut garantir aux Haïtiennes l’accès aux méthodes modernes de contrôle des naissances, y compris l’avortement.

À ceux qui rejettent la pilule, la vasectomie et l’avortement médical, au nom des traditions, de la culture ou de la religion, vous pourrez rappeler comment on a procédé tant en Angleterre qu’aux USA pour ralentir l’explosion démographique et la misère, au XIXe siècle. 

Sous Victoria, l’Angleterre créa un réseau de poorhouses où étaient hébergés les pauvres. Les couples n’étaient pas autorisés à vivre ensemble - afin de prévenir les grossesses - et les enfants vivaient à part de leur famille. Ce réseau a fonctionné jusqu’en 1930.

Pendant ce temps, dans l’est des Etats-Unis, des dizaines de milliers d’enfants vivaient dans la rue. À New York, en 1854, on estimait leur nombre à 34,000. Aucun réseau de refuges n’ayant pu accueillir autant d’enfants abandonnés à eux-mêmes, un pasteur méthodiste, Charles Loring Brace, entreprît une vaste opération de transport de ces enfants vers des familles adoptives de fermiers du Middle-West. Son initiative connue sous le nom d’orphans trains fut copiée par d’autres organisations de sorte que pendant près de 75 ans, entre 150,000 et 400,00 enfants à adopter prirent la destination de l’Illinois, du Missouri et du Michigan à bord des orphans trains.

Même au Canada, les orphelinats de l’époque accueillaient une majorité d’enfants légitimes dont les parents n’étaient pas morts mais miséreux.

L’abandon d’enfants pour adoption et la séparation des familles sont aujourd’hui des phénomènes très marginaux dans les pays où les couples ont accès au contrôle des naissances à la moderne, premier des moyens dont la population haïtienne a besoin pour régler ses problèmes criants de malnutrition, de chômage, d’abandon des enfants et de dégradation de l’environnement.

Excellence, puisque vous avez adopté la 8e enfant d’une famille haïtienne dont le travail des parents ne suffisait pas à nourrir les enfants, personne d’autre que vous ne peut aborder la question avec plus de crédibilité.

Nous comptons sur vous, Excellence, pour promouvoir haut et fort l’équité envers les femmes et le besoin urgent qu’il y a de leur offrir les moyens d’exercer la maîtrise sur leur fertilité.

Veuillez agréer, Excellence, mes salutations distinguées.


Claudette Jobin
Présidente

 

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---------------------------------------------------- 2005 07 ----------------------------------------------------

En juillet 2005, la population mondiale atteint 6,5 milliards, soit 380 millions de plus que depuis l'an 2000.
Au rythme de 1,5 million de bouches supplémentaires à nourrir chaque semaine, l'humanité croît sur le dos des autres espèces. 
De fait, il aurait suffi que les humains apparaissent sur terre en 1922 pour passer de 0 à 6,5 milliards aujourd'hui, si le rythme actuel avait été enregistré dans le passé. Pour mettre les freins, au nom de la survie de l'environnement et avant que les conséquences désastreuses ne deviennent irréparables, les femmes de tous les pays n'ont pas accès aux mêmes moyens de contrôle des naissances que ceux qui nous sont offerts depuis quelques décennies ici.
Notre prise de position de 1994, largement diffusée par la revue THE LANCET - la plus vieille revue médicale au monde - reste d'actualité:

---------------------------------------------------- 2005 06 ----------------------------------------------------

 

Article paru dans LE DEVOIR le 23 juin 2005:

 

Lettres: Non au financement public des écoles confessionnelles

Claudette Jobin
Présidente de la Ligue des femmes du Québec, Montréal, le 21 juin 2005

Édition du jeudi 23 juin 2005 

 

Et ce que LA PRESSE n’a pas publié…

         L'égalité des femmes va généralement à l'encontre des traditions

Dans un avis publié le 15 juin, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec tranche en faveur du port du foulard islamique à l'école privée, parce qu'elle avait, dès 1995, endossé cette pratique dans les écoles publiques.  Elle aurait mieux fait de renverser sa première décision et de cesser d'encourager les intégristes qui invoquent leurs traditions et leur religion  pour dresser les petites filles à se contenter d'être des sous-personnes au lieu de devenir des citoyennes à part entière.

Les Québécoises ont obtenu le droit de vote plus tard que les autres Canadiennes, parce que les évêques et les médias francophones s'y opposaient. Pourtant, en 1940, le gouvernement Godbout a eu le courage de miser sur l'égalité des femmes, en dépit de ceux qui invoquaient la tradition et la religion. Ce faisant, il suivait, entre autres, les traces de la Turquie qui avait accordé le droit de vote aux femmes dès 1934.

Or, en Turquie, pays dont la population est à 99% de religion musulmane, le port du voile à l’école est interdit depuis des générations.

Il serait temps pour la Commission des droits de la personne de comprendre que l'égalité des femmes va généralement à l'encontre des traditions, et que son job consiste à maintenir le cap, au lieu de se laisser intimider! 

Claudette Jobin

Présidente de la Ligue des femmes du Québec

20 juin 2005 

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---------------------------------------------------- 2005 05 ----------------------------------------------------

Le ministre de l'Éducation a annoncé qu'en 2008, l'enseignement religieux confessionnel dans les écoles publiques prendra fin. Dès 1999, nous nous étions prononcées. Voici comment...

 

 

MÉMOIRE DE LA LIGUE  DES FEMMES DU QUÉBEC SUR LA PLACE DE LA RELIGION À L'ÉCOLE

Soumis à la Commission parlementaire de l'éducation le 1999 10 18   

 

Le 13 octobre dernier, les journaux ont rapporté les propos du ministre Bernard Landry à l'effet que l'Ontario produit 25% de plus que le Québec et que ceux qui l'oublieraient se dirigent vers la banqueroute. La Ligue des femmes du Québec est d'accord avec M. Landry. Ce qui nous amène à poser deux questions:

 

1)  par rapport au Québec, combien d'heures et d'argent l'Ontario consacre-t-il à faire une place à la religion dans les écoles publiques?
2)  combien d'argent du contribuable est-il consacré à subventionner les écoles religieuses dans les deux provinces?

 

La Commission et les législateurs devraient prendre conscience que l'argent et le temps dévolus à l'enseignement religieux, c'est du temps et de l'argent soustraits à la transmission des connaissances dont nos jeunes ont besoin pour faire fonctionner notre société une fois devenus adultes.

 

Par ailleurs, même s'il n'y avait aucune contrainte budgétaire, la Ligue des femmes du Québec tient à rappeler que les religions ne sauraient être dites égales. Il y en a des racistes et la plupart sont sexistes. Les mettre toutes sur le même pied serait faire preuve d'un manque de jugement révoltant.

 

Depuis trop longtemps, le Québec, à l'abri de la clause nonobstant, taxe le contribuable pour subventionner des écoles associées à des idéologies religieuses qui, entre autres, voilent les femmes, les rasent, les traitent en juments poulinières, leur promettent l'enfer si elles prennent des anovulants.

 

Le temps est venu de faire de l'ordre et d'avoir le courage de nous sortir de ce désastre du point de vue des droits humains.

 

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